“Reportages découverte” : « Les amoureuses des îles du Golfe du Morbihan », dimanche 2 août sur TF1

Mis en ligne par vendredi 31 juillet 2020 844
“Reportages découverte” : « Les amoureuses des îles du Golfe du Morbihan », dimanche 2 août sur TF1

Avec sa quarantaine de petites îles, la douceur de son micro climat et son cadre de vie exceptionnellement préservé des ravages du tourisme de masse, le Golfe du Morbihan est un lieu semblable à aucun autre. Pour le découvrir, 3 femmes habitantes du Golfe et ayant tissé avec lui une relation très particulière vont nous ouvrir leur quotidien. Carmen, Edith et Marie-Gabrielle ont accepté d’être suivie par les caméras de “Reportages Découverte” pendant plusieurs semaines au début du printemps pour tenter de découvrir la relation très particulière qu’elles entretiennent avec le Golfe du Morbihan, le Golfe de « la petite mer », en breton.

Pour Carmen, jeune retraitée originaire de Bretagne, le Golfe est bien plus qu’un cadre de vie, c’est une deuxième vie. Mariée jeune à un militaire de carrière, elle a du à regrets, quitter la Bretagne très tôt pour aller vivre aux quatre coins du Monde. Après une séparation toute récente avec son mari, Carmen s’investit aujourd’hui corps et âme dans l’association des « amis du sinagot ». Son rêve : devenir la meilleure des équipières, pour pouvoir être acceptée dans l’association bien sûr, mais aussi pour naviguer le plus possible. Les sinagots ce sont ces voiliers typiques du Golfe du Morbihan à la coque noire et aux voiles ocres qui sillonnaient encore la baie par dizaines jusqu’au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

« Ce qui est bien dans cette asso, reconnait-elle, c’est qu’il y a une belle convivialité et puis une grande amitié aussi. Et même si dans sa vie privée, il y en a un qui crie au secours, il y aura toujours plein de monde pour venir l’aider. ». Il ne reste plus qu’une poignée de sinagot aujourd’hui et Carmen et ses amis sont bien décidés à les préserver et à leur faire prendre la mer pour leur donner une deuxième vie, comme elle ! Pour Carmen, qui a eu un grand-père pêcheur, entretenir ces bateaux c’est aussi renouer avec son passé, cette terre et cette mer. « C’est mon coin. Il y a mes racines. Ça compte beaucoup. Mes racines terrestres et puis mes racines marines. » explique-t-elle.

Marie-Gabrielle est une femme du Golfe que l’on n’oublie pas. Avec sa chevelure dorée et ses grands yeux bleus, Marie Gabrielle approche de la cinquantaine, mère célibataire de 4 enfants, cette chef d’entreprise déploie une telle énergie, une telle joie de vivre qu’il est impossible d’y rester insensible. Et pourtant, son aventure incroyable est loin d’être un pari réussi.

Marie-Gabrielle qui est originaire des Antilles, décide il y a une petite dizaine d’années, de s’installer sur la rive sud du Golfe du Morbihan qu’elle vient de découvrir. Elle veut d’abord cultiver des huîtres. Mais suivant son intuition, elle s’intéresse de très près à la culture de la spiruline, une espèce de micro-algue aux vertus miraculeuses. Il y 4 ans, à force d’essais et d’un travail acharné, elle parvient à la faire se reproduire dans l’eau de mer. Un exploit car la spiruline provient de lacs d’eau douce… Sa découverte est une innovation unique au Monde ! Depuis quelques années et sans arrêter d’assumer ses responsabilités de mère de famille nombreuse, elle se bat bec et ongles pour faire décoller sa petite production. « Oui ça va très vite, admet-elle. Mais on est obligé d’avoir ce rythme là parce qu’on est des précurseurs. Et qui précurseurs dit qu’il y a des gens qui nous observent. Si on ne continue pas d’avancer, les autres ne nous attendrons pas et ils risqueraient de nous dépasser ».

Mais le destin de Marie-Gabrielle va peut-être prendre un virage décisif. Elle va recevoir la visite de Thierry Drapeau, chef deux étoiles au Michelin qui s’intéresse beaucoup à sa spiruline marine. Va-t-il mettre son invention à la carte de son prestigieux établissement et lui donner une réputation internationale ?

Sur l’île d’Ars, au beau milieu du Golfe, il est tout bonnement impossible de ne pas croiser Edith, l’infirmière. Avec ses deux petits chihuahuas sempiternellement couchés sur les sièges arrières de sa mini-jeep blanche et rouge surmontée d’un gyrophare, elle est immanquable. Edith, elle aussi, a eu une vie très mouvementée avant de venir vivre sur cette petite île de 160 habitants et de trois kilomètres sur trois. Originaire du Golfe comme Carmen, elle a couru le monde longtemps avant de s’installer sur Ars. Ecole des beaux-arts à Toulouse, puis école d’infirmière, plusieurs années dans le monde entier pour Médecins Sans Frontières… Une vie bien remplie.

Mais il y a 23 ans, en répondant à une annonce, elle pose ses bagages sur l’île pour un an, puis pour ne plus jamais en repartir. Elle s’y marie avec un ildarais et, comme elle dit « par le sang ou par alliance, en fait, tous les ildarais sont plus ou moins de ma famille ». Aujourd’hui, elle connaît tous les habitants par leur prénom et elle les accompagne à toutes les étapes de leur vie depuis la naissance – elle a déjà accouché une ildaraise dans le véhicule des secours – jusqu’à la mort, main dans la main.

Aujourd’hui, même si son mari et elle ont un grand goût des voyages, elle ne quitterait son île pour rien au monde. « On me dit parfois que je vis au paradis, eh bien c’est vrai, dit-elle en riant, le paradis c’est ici ! ».

Dernière modification le vendredi, 31 juillet 2020 21:11