“Grands Reportages” : « Ils retombent en enfance », dimanche 2 août sur TF1

Mis en ligne par samedi 1 août 2020 573
“Grands Reportages” : « Ils retombent en enfance », dimanche 2 août sur TF1

Depuis une dizaine d’années, le jeu étend son territoire en dehors des chambres d’enfants pour s’introduire dans le monde très sérieux des adultes. Certains adultes auraient donc gardé leur âme d’enfant. Fous de modélisme, accros de voitures à pédales ou de Légo ; ils passent leur temps libre à jouer. Pendant plusieurs mois, une équipe de “Grands Reportages” a suivi des grands enfants qui s’amusent et qui assument leur grain de folie.

A cinquante ans passés, Hervé et Colette Verbrugghe sont des « AFOL », des Adult Fan of Lego. Ils jouent tout le temps avec leurs petites briques. « On peut considérer ça comme une addiction, quelque part c’est la même chose que l’alcool ou la cigarette ! aime souligner Hervé. Moi j’ai toujours été fan de Légo. Enfant j’adorais ça, j’ai eu une période à l’adolescence où j’avais un peu lâché le morceau et j’ai repris il y a plus de vingt ans maintenant. Je suis retombé dedans quand on attendait notre premier enfant, j’ai eu un prétexte pour m’y remettre et j’ai contaminé Colette ! » Cette année, le couple se lance un défi de taille. Créer de toutes pièces un monde imaginaire pour sa première grande exposition…mais le jour J…tout ne va pas se passer comme prévu.

A 53 ans, Murielle Auffret joue encore à la poupée. « Je crois qu’il est trop tard pour que je grandisse, je suis un peu dans ma bulle, je ne grandirai plus ! Tant mieux j’aimerais bien reculer un peu, mais bon ! » Murielle a trois garçons. « Quand ils sont nés, à chaque fois j’espérais une fille, eux jouaient comme tous les gamins de leur âge, mais pas à la poupée ! »
De sa passion, Murielle en a même fait son métier. Elle est experte en poupées anciennes. Pour arriver à en vivre, elle doit trouver des pièces d’exception pour sa prochaine grande vente aux enchères. Murielle va nous plonger dans le monde merveilleux des poupées rares…dont la valeur peut atteindre plusieurs milliers d’euros.

Guillaume Grison lui, est ferrovipathe. A 34 ans, quand il ne s’amuse pas avec des petits trains, il s’occupe de ses jouets grandeur nature. « Je suis heureux moi, comme un gamin, j’ai dix ans mais plusieurs fois ! Arrivé à un certain âge, on a tous eu notre coffret petit train électrique, une boucle, une locomotive et deux wagons qu’on a fait tourner sur la table de la cuisine, j’ai commencé le chemin de fer par là ! »
Par passion Guillaume est devenu cheminot, et conduit une locomotive de train de marchandise. Son rêve : rouvrir une ligne abandonnée pour y faire rouler sa locomotive préférée. « Etre dans son jardin avec des rails à côté, c’est quand même pas anodin. C’était quelque chose que je pensais inaccessible, impossible, même pas pensable, c’est un fort coup du destin !C’est un billet première classe pour l’enfance ! ». Pour réaliser ce rêve, Guillaume doit remettre en état deux kilomètres de voie ferrée, et réparer une vieille locomotive à vapeur âgée de plus cent ans !

Enfin dans le Cotentin, Dominique Caillet, cinquante ans, nous ouvre les portes de son garage…particulier. Il abrite une dizaine de voitures à pédales qu'il a patiemment construites de ses mains depuis trente ans. Des petits bolides capables d'atteindre 30 km/h, sans moteur sous le capot, à la simple force des mollets. Il a embarqué ses deux grands ados dans son univers. La famille entière est mobilisée, la maman Anne-Marie s’est résolue à vivre avec cette passion qui envahit la maison. « Mon mari c’est mon troisième enfant, aussi enfant que les deux autres, même pire ! Quand je l’ai rencontré il était déjà joueur, tous les jeux, tous les sports ! Y’a pas de raison que ça change, on ne change pas à cinquante ans, c’est trop tard ! ». Dominique et ses enfants ont quelques mois pour peaufiner ses bolides et ses costumes. Et tenter de gagner une course mythique, les 24 heures de Vimoutiers dans la Manche.