“Reportages découverte” : « A la recherche de leur sens perdu », samedi 21 novembre sur TF1

Mis en ligne par jeudi 19 novembre 2020 2118
“Reportages découverte” : « A la recherche de leur sens perdu », samedi 21 novembre sur TF1

Toucher, mais aussi voir, entendre, sentir ou goûter sont des sens essentiels à notre existence. Pourtant, à la suite d’un accident, d’une maladie ou tout simplement de l’âge, en France plus de 7 millions de personnes ont perdu l’un des cinq sens. Ils sont handicapés… plus lourdement qu’on ne l’imagine. Tous rêvent du même miracle : le retrouver. Or ces dernières années, la science a fait de gros progrès… à tel point que ce rêve peut, pour certains, devenir réalité. Entre espoirs et doutes, “Reportages découverte” a suivi quatre histoires de renaissance.

Fabrice est le premier aveugle français à se lancer dans un projet digne de la science-fiction. Il espère retrouver une partie de sa vue grâce à un œil bionique, une puce électronique de 3mm2 implantée sous sa rétine. Plongé dans le noir depuis vingt ans, ce professeur de musique en région parisienne souffre d’une maladie génétique : la rétinite pigmentaire, qui touche 24 000 personnes en France. « C’est à partir de 18 ans que j’ai commencé à avoir une confusion dans la perception des couleurs, raconte-t-il. C’est comme une tranche de gruyère où les trous ont grandi, et la vie s’est étiolée un peu à la manière d’un gruyère. » Grâce à son œil bionique, Fabrice s’apprête à redécouvrir le monde : « S’il y a quelque chose que je voudrais retrouver, c’est le visage de mes proches et surtout le bien que peut faire un sourire ».

Près d’Albi dans le Tarn, Priscille, elle aussi, est une pionnière. Suite à un accident cette mère de famille, artiste-peintre, perd ses deux jambes et son bras droit. Depuis, elle fait tout avec la main gauche. Mais à force de la solliciter, elle l’épuise au risque de ne plus pouvoir s’en servir. Pour retrouver une deuxième main, Priscille s’est lancée dans une aventure unique en France : une prothèse révolutionnaire qu’elle pourra contrôler par la pensée, une première dans notre pays. Mais pour financer sa prothèse, Priscille doit trouver 130 000 euros. Elle est déterminée à remuer ciel et terre pour y arriver. « Ça ne sert à rien de faire des progrès comme ça si nous derrière on ne peut pas avoir accès à ce matériel. C’est comme si on vous mettait un super bon gâteau au chocolat sous le nez et qu’on vous disait : ‘’Ah non, ça ce n’est pas pour toi’’ ».

Sur la presqu’île de Giens, Alain est enfermé dans le silence depuis 30 ans. Devenu sourd à cause d’une maladie héréditaire, il a perdu son travail de contremaître et ne s’est jamais senti capable d’avoir des enfants. Mais à 71 ans, il vient d’apprendre qu’une solution existe pour lui rendre l’audition : l’implant cochléaire. « Je vais pouvoir entendre la mer après, le bruit des vagues. Je pourrai aller au cinéma ! Ça va faire un drôle d’effet, ma vie va être transformée ». Alain va se faire opérer à Marseille par un spécialiste de cette chirurgie de pointe. Cette intervention, qui s’annonce particulièrement complexe, pourrait lui offrir une seconde naissance.

Dans le Puy-de-Dôme, Elizabeth, apicultrice et confiseuse, perd le goût et l’odorat après un accident qui la plonge trois jours dans le coma, et détruit la zone de son cerveau dédiée aux deux sens indispensables à son métier : « Si je ne peux pas sentir le goût de ce que je fais, comment travailler ? C’est l’avenir de ma société qui est menacé » Héritière de quatre générations d’apiculteurs, Elizabeth refuse de fermer boutique. Mais aucune opération, aucun implant n’existent pour ressusciter son odorat et son goût. Son seul espoir : rééduquer son cerveau.