“Grands Reportages” : « Les secrets de la Sardaigne », samedi 15 mai sur TF1

Mis en ligne par jeudi 13 mai 2021 2719
“Grands Reportages” : « Les secrets de la Sardaigne », samedi 15 mai sur TF1

A un jet de pierre de la Corse, la Sardaigne est une perle bien cachée de la Méditerranée. L’île a su préserver sa beauté brute et son authenticité grâce à ses habitants, les Sardes. Un peuple fier de sa culture vieille de 5 000 ans. Les Français qui ont découvert l’île et ceux qui en sont originaires, vont nous permettre d’en découvrir les charmes et les secrets.

Des traditions qui se transmettent depuis la nuit des temps dans les vallées isolées du cœur de l’île, au renouveau incarné par la jeune génération, qui ne veut plus la quitter et cherche pour y vivre à attirer les touristes avec de nouvelles formes de séjour, ou qui remue ciel et terre pour trouver des débouchés économiques à l’artisanat local, menacé de disparition.

Pendant un an, “Grands Reportages” a suivi des Français et des Sardes bien décidés à préserver coûte que coûte les trésors de la Sardaigne et partager leurs rêves et leurs espoirs que ce patrimoine immatériel continue à traverser les siècles.

Pour Gianni, né en France, mais d’origine sarde, le retour estival au bercail est un bonheur. Et tous les étés, il vient voir la course de chevaux la plus spectaculaire : l’Ardia. C’est la plus dangereuse, la plus folle des courses-poursuites, à travers les rues de terre battue d’Ollolai, petit village de la côte ouest, devant des milliers de spectateurs. Gianni va vibrer encore plus que les autres années, car c’est son ami d’enfance qui va diriger la course : « Ça fait 34 ans qu’il attend ce moment-là, alors il est stressé, c’est normal. Maintenant, tout le poids de la course est sur ses épaules, et il doit gérer ça au mieux ».  Une tension électrique, qui tient à la fois de la ferveur religieuse, de l’exploit sportif, et du rite social, qui se transmet ainsi depuis plusieurs siècles. « Il ne faut pas que ça se perde, jamais ! », espère Gianni.

Cyril et Carine, eux, caressent un autre rêve : ils n’ont aucune attache en Sardaigne, mais essaient de se faire accepter par un petit village de l’intérieur des terres qui a choisi de mettre en vente pour un euro symbolique ses maisons à l’abandon. Cyril et Carine tombent immédiatement sous le charme : « Le clocher de l’église, c’est comme chez nous ! c’est vrai, c’est magnifique ! », assure Carine. Armés de leur bonne volonté et de leur expérience dans la restauration de maisons anciennes, ils vont devoir se montrer convaincants. Car la petite commune sarde veut bien accueillir des étrangers, mais à condition que leur démarche soit guidée par l’envie de faire revivre le village. Ils veulent tenir à l’écart les appétits de ceux qui ne seraient attirés que par le prix symbolique de ce marché. Le couple venu de la région de Marseille va devoir passer un grand oral devant tout le conseil municipal pour décrocher la maison qu’ils convoitent. « C’est très dur, c’est comme si tu passais aux élections et qu’il y avait un second tour et bah là on est au second tour ». Les Marseillais ont un rival, Français lui aussi, qui ne manque pas d’arguments pour décrocher à leur place la maison à un euro tant convoitée.

Dans un autre village, la jeune génération a eu une idée bien différente pour le redynamiser. Maryse et Monique, deux amies Françaises vont leur servir de cobayes. Elles seront en effet les toutes premières à tester la formule appelée « tourisme diffus » que ses habitants cherchent à implanter. Le concept est simple : il s’agit d’ouvrir sa porte pour la nuit, ou le temps d’un repas, en faisant en sorte que les touristes comme Maryse et Monique vivent pleinement, en immersion la vie de ce joli village. « C’est sympa, ce n’est pas impersonnel comme dans un hôtel, où on ne sait rien de rien, où on sait seulement qu’il y a la mer et qu’on peut se baigner alors que là il y a une histoire, c’est plus intéressant », remarque Maryse, d’entrée. Mais comment partager de véritables moments de vie, quand on est séparés par la barrière de la langue ? Pour accueillir les premières touristes étrangères, les habitants ont pris des cours de restauration et d’hôtellerie. Leurs efforts seront-ils récompensés ?

Caterina Murino, une actrice d’origine sarde, s’est lancée un tout autre défi. Elle cherche à mettre sa renommée au service de l’artisanat du corail et de l’or sardes. Il reste une poignée d’orfèvres sur l’île, en mesure de réaliser des bijoux en filigrane, une technique qui remonte à l’Antiquité. Un travail d’exception menacé par les copies à bas coût venues d’Asie. « Ce n’est pas possible, on ne peut pas perdre une identité aussi riche ! », s’indigne Caterina. Ambassadrice de charme, nous la suivrons dans ses efforts pour créer et commercialiser une collection de bijoux en filigrane. Des récifs coralliens aux bijouteries de la Place Vendôme, Caterina nous entraîne dans son sillage.

Quels que soient les chemins empruntés par Caterina, et Gianni, les Sardes d’origine, ou par les Français : Maryse, Monique, Cyril et Karine, tous sont sous le charme de cette île ensorcelante.

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