“Grands Reportages” : « Chasseurs de mannequins », dimanche 16 janvier sur TF1

Mis en ligne par vendredi 14 janvier 2022 2379
“Grands Reportages” : « Chasseurs de mannequins », dimanche 16 janvier sur TF1

Gisele Bündchen, Gigi Hadid, Kate Moss… ces top models sont mondialement connues, leurs visages s’affichent sur les couvertures des magazines de mode et elles défilent pour les plus grands couturiers. Mais ce que le grand public ignore souvent, c’est qu’elles doivent leur carrière à des chasseurs de mannequins.

Ces dénicheurs de talents les ont repérées dans la rue, sur une plage … ils ont en un coup d’oeil déceler leur potentiel. Un métier de l’ombre qui demande une très bonne connaissance du mannequinat et des tendances actuelles. Car depuis quelques années les chasseurs de mannequins ne recherchent pas tous les mêmes critères. Les agences font de plus en plus de place aux profils « atypiques ». Rondes, petites, plus âgées…les recherches sont aujourd’hui plus variées et les chasseurs doivent avoir l’œil partout.

A Paris, Alexis, 41 ans, est à la tête de Ford Models, une des plus prestigieuses agences de mannequins au monde. Chasseur depuis de nombreuses années, il mise sur l’excellence et ne recrute qu’une vingtaine de nouveaux visages par an. Il est donc très exigeant. « Il ne suffit pas d’être jolie, explique Alexis. Être jolie, ça suffit à prendre une belle photo, faire un défilé mais ça ne suffira jamais à avoir une carrière ». Ses critères sont basés sur le « fit », c’est-à-dire un type de corps longiligne taillé pour les défilés des plus grands créateurs. A quelques semaines de la prochaine semaine de la mode parisienne, il cherche de nouvelles égéries qui brilleront sur les podiums et assureront la réputation de son agence. Pour les trouver, il va se rendre à Londres, une destination prisée des chasseurs. C’est là qu’ont été notamment découvertes Kate Moss et Naomi Campbell. Reviendra -t-il avec une nouvelle égérie ?

Benoit, lui, a un objectif : s’aventurer là où les autres chasseurs ne vont pas. Il est ainsi le premier à organiser un casting itinérant dans les banlieues ! Sa philosophie : mettre en avant la diversité. « On avait envie d’aller à la rencontre des gens qui n’ont pas la chance ou qui n’imaginent pas pouvoir passer la porte d’une agence, souligne le chasseur. Aller à leur rencontre et leur montrer qu’il y a des opportunités ». S’il débusque dans ces banlieues un profil intéressant, alors il devra tout lui apprendre du métier et surtout le fameux « walk » : cette façon si particulière de marcher pour un défilé. La hantise des apprentis mannequins !
Benoit arpente également les rues parisiennes mais aussi celles des villes d’Europe pour faire du « casting sauvage » et se donner toutes les chances de dénicher LE nouveau visage. Pour son prochain voyage, il a choisi de se rendre au Nord de l’Europe à Tallinn, la capitale estonienne. Il espère y repérer des profils plus cosmopolites.

Basée à Nice, Anne a trouvé la solution pour rencontrer le plus de profils possibles. Depuis six ans, elle organise un gigantesque concours de mannequins, le plus grand de France. Chaque année, elle reçoit près de 50 000 candidatures ! De quoi mettre son œil de chasseuse à l’épreuve : « Souvent les gens qu’on repère, ce ne sont pas forcément les gens sur lesquels on va se retourner dans la rue, mais quand on les prend en photo, ils sont incroyables ». Pour cette nouvelle édition, elle veut dynamiter les clichés du mannequinat en misant sur des profils atypiques. Ce sont des « gueules » qu’Anne cherche ! Elle va même lancer deux nouvelles catégories : les « curve » pour les femmes aux formes généreuses et les seniors pour les plus de 50 ans. La première phase du concours a lieu à Paris et elle devra choisir seulement une dizaine de participants sur les 2 000 présélectionnés. Quelques mois plus tard, l’ultime phase du concours les départagera. Anne proposera alors au gagnant de chaque catégorie d’intégrer son agence.

Pour Agathe, à Lille, la perle rare fait forcément moins d’1,5 mètre. Son crédo : les bébés et les enfants. A 25 ans, la jeune femme, passionnée par la petite enfance et la mode, repère des bambins pour les marques de mode dédiées. Pour cela, elle arpente les parcs, les magasins de jouets et organise des castings. Son prochain défi : dénicher des bébés de moins de 70 cm pour une prochaine campagne de publicité. « C’est assez difficile pour les bébés parce que quand ils sont petits, ils ont les yeux fermés, ils ne sont pas encore hyper éveillés, précise Agathe. Il faut trouver la perle rare qui regarde déjà, qui est au taquet, qui sourit et qui est photogénique ». La jeune femme est aussi à l’affût d’enfants entre 4 et 7 ans. Pour cette tranche d’âge, elle va devoir réussir à les mettre à l’aise et veiller à ce qu’ils s’amusent sans subir la pression des parents.

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