"Grands Reportages" : Changement de propriétaires (saison 3) sur TF1 dimanche 23 août 2026

jean marc.verdrel Par Jean-Marc VERDREL | Rédacteur, expert de la TV
Publié dimanche 23 août 2026 196
"Grands Reportages" : Changement de propriétaires (saison 3) sur TF1 dimanche 23 août 2026

Dimanche 23 août 2026 à partir de 13:40 dans "Grands Reportages", TF1 rediffusera les deux premiers épisodes de la 3ème saison de la série « Changement de propriétaires » réalisée par Andreïa de Araujo et Laura Chambaud.

Chaque année en France, près de huit cent mille transactions immobilières sont signées. Et bien souvent c’est bien plus que du matériel que nous vendons ou achetons. Nos maisons abritent nos souvenirs, nos secrets, nos rêves. Elles renferment toutes des histoires exceptionnelles, intimes ou singulières. Elles sont les témoins de nos vies.

Alors quand vient le moment de vendre, pour ceux qui partent, c’est un peu d’eux-mêmes qu’ils laissent derrière eux. Pour ceux qui achètent, c’est la promesse d’une nouvelle vie, d’un nouveau départ. Déménager, s’endetter, rénover, tout quitter, classiques, insolites, résidences principales ou secondaires, pendant plusieurs mois nous avons suivi des acheteurs et des vendeurs au moment où ils vont se lancer dans un projet immobilier.

"Grands Reportages" va vous ouvrir les portes de ces biens, dont le destin s’apprête à basculer. Une série documentaire de 4 x 60 minutes.

Épisode 1

Hélène et Vincent habitent dans le Nord de la France. Ils viennent régulièrement en vacances dans la presqu’île de Crozon. Le couple est tombé amoureux d’un hameau abandonné, ils ont décidé de l’acheter et de venir y habiter à l’année. Un changement de vie à venir pour toute la famille. Il est éducateur sportif, elle est sage-femme, ensemble, ils vont transformer les douze vieilles bâtisses du hameau de Kernaou en gîte. Les travaux sont gigantesques. Avec leurs trois enfants Hélène et Vincent vont vivre dans un chantier pendant de longs mois : « On a eu un accueil génial de la part des villageois. Ils sont contents de voir que le hameau va revivre grâce à nous. Du coup, ils nous filent un sérieux coup de main et on a fait de belles connaissances, on de vrais amis bretons maintenant ! »

Anouck et Mathieu habitent, eux, en région parisienne. Pour leur retraite ils veulent acheter une péniche afin de sillonner l'Europe. Mathieu a passé son brevet de pilote, il cherche un bateau d’occasion, un modèle Freycinet destiné au transport fluvial, réaménagé, plutôt rare. Le couple arpente les quais de bateliers pour dénicher la perle rare. Ils la trouvent à Douai, sur les bords de la Scarpe. Pour 100 000 euros, ils deviennent propriétaires d’une péniche. Mais le moteur n’a pas tourné depuis des mois, et mauvaise surprise, la pompe de refroidissement est en panne. Le couple est pris de doutes : « Est-ce qu’on n’a pas été trop vite ? Est-ce qu’on n’aurait pas dû faire plus de contrôles ? C’est compliqué d’acheter une péniche, on ne trouve pas facilement les informations. C’est pas expliqué sur internet comment ça marche une péniche.»

En Lorraine Carine et Stéphane louent depuis neuf ans leur maison. Le propriétaire a décidé de résilier leur bail et ils ont huit mois pour trouver un nouveau logement pour eux et leurs trois enfants. En pleine crise immobilière, l’offre de biens disponibles ne cesse de baisser et les loyers s'envolent, ils n'ont pas d'autres choix que d’acheter. A 46 ans, Carine et Stephane vont tenter l'aventure : devenir propriétaires. Avec leur budget de 175 000 euros, ils vont tout faire eux-même, le déménagement et la rénovation. « Il y a beaucoup de travaux, mais on voit qu’elle est saine comme maison. On peut faire immédiatement l’électricité, et dès qu’on aura signé on attaquera le gros du chantier. Il faut que cela soit habitable avant la rentrée scolaire des enfants, on n’a pas le choix ! »

Enfin, Jean-Philippe est un jeune retraité. Il a toujours voulu être chef de gare, mais la vie en a décidé autrement. Son rêve d’enfance encore chevillé au corps, il a décidé de s’offrir un jouet grandeur nature, la gare désaffectée de Pontivy en Bretagne. « Un jour un copain qui habite dans la région et qui connaissait ma passion m’a appelé pour me dire qu’il y avait cette gare à vendre. 24 heures après je faisais la visite, et là j’ai eu un coup de coeur ! » Dans la salle des consignes, à l’abri des regards, une surprise : l’ancienne façade de la gare qui porte encore le nom d’origine, Napoléonville. Le bâtiment date de 1864 et tombe par endroit en ruines. Jean-Philippe veut entièrement le rénover, pour le remettre dans son état d’origine. Et notamment réinstaller l’horloge qui la surplombait. Si l’achat s’élève à 70 000 euros, les travaux, eux, se montent à plus de 800 000 euros.

Épisode 2

A 82 ans, Jean-Max est propriétaire d’une vingtaine de sites historiques dans le Périgord. Régulièrement il fait « le tour du propriétaire », en survolant ses biens aux manettes de son hélicoptère. Il a décidé de tourner une page importante de sa vie en vendant deux de ses grottes, l’une d’entre elles aurait abrité Cro-Magnon. « C'est le berceau de ma famille on sort tous d'ici depuis plusieurs générations, peut être depuis le paléolithique ! Ah ! Ah ! Peut -être que mes ancêtres habitaient cette grotte pourquoi pas ? » Jean-Max l’a mis en vente il y a deux ans, mais il n'a reçu aucune offre. Difficile d'établir un prix tant l'aspect patrimonial est important. Pour les deux grottes qui abritent aussi des maisons, il voudrait environ 2 millions d’euros. Mais ces deux grottes sont presque invendables avec leurs peintures rupestres protégées. Jean-Max a décidé de changer d’agents immobiliers, il a choisi des spécialistes dans la vente de biens historiques. « On a pas souvent sous les yeux des vestiges qui ont de 15000 à 17000 ans. On est au cœur de l'histoire. L'idéal serait de trouver un acquéreur qui continue le travail de Jean-Max ! ».

Carine et Stéphane se sont lancés dans une course contre la montre. Ils ont dû quitter la maison qu’ils louaient rapidement. Déménagement, travaux, la maison qu’ils viennent d’acheter est encore loin d’être habitable. Tous leurs amis se sont mobilisés pour les aider. Le chantier pourrait durer plus longtemps que prévu. Stéphane est obligé de mener de front le bricolage et son métier d’organisateur d’animations pour enfants, Carine est inquiète : « Je me dis comment il tient ? J’ai peur qu’il craque. Il faut qu’il se pose aussi. S’il effondre, c'est fini ! Heureusement que les enfants sont là aussi pour donner un coup de main ! ». Elle prend en charge la décoration : « C’est la maison du bonheur pour nous, là on est un peu sous l’eau, mais on se dit que ça va être super quand on aura tout fini ! ».

Rien n’est trop beau pour Jean-Philippe. Passionné de trains, il vient de s’offrir un jouet grandeur nature : une gare qu’il s’apprête à restaurer, presque sans compter. Passage aux archives, travail avec un architecte, recherche de documents anciens, rien n’est laissé au hasard, Jean-Philippe s’amuse en réalité autant que lorsqu’il joue au train électrique dans son salon. Sa femme regarde avec distance l’engagement de son mari dans ce chantier immense. « La gare est encore dans son jus, elle respire une autre époque. Moi ça m’amuse de retrouver son histoire, je me sens comme un nouveau propriétaire qui veut rendre son bien le plus beau possible mais en même temps, je crois que je suis un peu le nouveau chef de gare ! ».

Camille, elle, achète un camping près de La Rochelle. Le projet est porté en famille, avec son frère, son mari, sa belle-sœur et ses parents. Ils vont tous quitter la Normandie et venir s’installer pour commencer la saison estivale et découvrir un nouveau métier. Le vendeur a décidé de leur transmettre les clés, séduit par l’énergie de Camille et de sa famille : « Acheter un camping c'est très compliqué. Je ne voulais pas vendre à n'importe qui. Je voulais vendre à des gens qui ont de l'humain et eux c'est le cas et je pense qu'ils vont réussir ! » Le camping abrite des résidents qui vivent dans les mobil-homes à l’année, Camille propose de nouveaux aménagements : « On va installer une paillote, j’espère que ça va devenir l’âme de notre camping, ça devrait rassembler ceux qui y habitent à l’année et les vacanciers ! On en attend près de quatre-cents, ça devrait être complet pour notre premier été ! ».

Les épisodes 3 & 4 seront diffusés dimanche 30 août 2026 à partir de 13:40 sur TF1.

Dernière modification le dimanche, 23 août 2026 10:46
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Publié dans Infos, Dimanche