“Capital” : révélations sur le gaspillage industriel (dont Amazon) le 13 janvier sur M6

Mis en ligne par mercredi 26 décembre 2018 1568
“Capital” : révélations sur le gaspillage industriel (dont Amazon) le 13 janvier sur M6

Vêtements, aliments, produits neufs : le magazine “Capital” fera des révelations sur un gaspillage industriel scandaleux dimanche 13 janvier à 21:00 sur M6. Présentation des reportages qui seront diffusés au cours de l'émission.

Prêt à porter : quand s’habiller rime avec gaspiller !

Chaque Français utilise en moyenne seulement 30% de sa garde-robe. Et pourtant nous continuons d’acheter des vêtements, encore et toujours, encouragés par l’industrie de la mode à bas prix. Les vieux vêtements qui encombrent nos armoires, nous les jetons. Chaque Français se débarrasse de dix-huit vêtements par an, quatre fois plus qu’il y a vingt ans ! En France, sur 600.000 tonnes de textiles mises sur le marché par an, un-tiers seulement sera réutilisé ou recyclé. Tout le reste finit aux ordures ménagères pour être enfoui ou incinéré. C’est le moins visible des gaspillages et pourtant, l’un des plus massifs : celui de nos vêtements.

Ainsi, l’industrie de la mode serait devenue la deuxième la plus polluante au monde ! Comment les consommateurs sont-ils devenus si accros à la mode ? Avec des t-shirt à 2 euros 50 ou des collants qui filent tout de suite, la qualité de nos habits est-elle en forte baisse ? Est-ce volontaire ? Quels problèmes cela pose-t-il au recyclage ? Comment les marques de fast fashion à bas prix mais aussi celles de luxe alimentent-elles ce phénomène voire l’aggravent ? Combien de vêtements neufs et invendus sont-ils détruits pour des questions d’image ou de surstocks ? Face à tous ces scandales, quelles sont les alternatives vertueuses pour trouver des solutions ?

Alimentation : le vrai prix du grand gâchis !

Chaque année, dix millions de tonnes de nourriture finissent à la poubelle en France. La moitié des produits jetés sont des fruits et légumes. Si les ménages sont à eux seuls responsables de 42% de ce gaspillage, la grande distribution elle, est à l’origine de 15% de ce gâchis alimentaire.

Les causes en sont multiples : disqualification pour critères esthétiques, confusion entre DLC et DLUO, ou encore pertes lors de la transformation. Il y a aussi la responsabilité des consommateurs qui achètent trop, oublient et jettent des produits toujours emballés. Depuis 2016, pour limiter le gaspillage alimentaire des grandes surfaces, la loi Garot interdit de jeter ou de détruire des produits encore consommables, et les grandes surfaces sont même incitées à offrir leurs invendus aux associations d’aide aux plus démunis, en échange d’une baisse de leurs impôts. Cette loi a fait naitre de nouvelles entreprises qui gagnent beaucoup d’argent en aidant les grandes surfaces à optimiser leurs dons. Mais tous les hypermarchés acceptent ils de jouer le jeu ? Donnent-ils leurs invendus encore comestibles, ou bien continuent-ils à jeter discrètement leurs invendus ? Et en bout de chaine, que récupèrent vraiment les associations d’aide ? Ne deviendraient-elles pas les nouvelles poubelles, bien pratiques de nos grandes surfaces ?

Produits neufs à la poubelle : révélations sur les pratiques d’Amazon !

Amazon, c'est une gigantesque machine à vendre, une formule 1 de la livraison, mais ses entrepôts cachent aussi une révoltante destruction massive de produits neufs.

A Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), l'un de ses plus petits sites en France a envoyé 293.000 produits à la casse, presque tous neufs, en seulement neuf mois cette année ! Une pratique répandue dans tous les entrepôts français d'Amazon : machines à café, jouets, chaussures, smartphones, tablettes, livres, CD, lunettes, et même couches ! Pourquoi le géant américain envoie-t-il tous ces produits neufs à la benne ?

Les équipes de Capital ont infiltré les coulisses du géant américain pour dévoiler l'un des secrets les mieux gardés du e-commerce. Elles ont pu filmer de l'intérieur cette mécanique de gâchis, organisée par la direction d'Amazon.

Capital a obtenu les listings de destruction, les chiffres officiels d'un entrepôt. Les journalistes de l'émission ont recueilli les témoignages de plusieurs anciens salariés chargés de cette mission, très confidentielle au sein même de l’entreprise.

Capital a aussi remonté la filière des entreprises partenaires qui utilise la plateforme et qui sont contraintes pour des raisons économiques -imposées par Amazon- de détruire leurs invendus. Conséquence : des millions de produits qui ont traversé les mers car souvent importée d’Asie, terminent en incinérateur ou enterrés dans des décharges d’enfouissement.

Dans ce reportage, vous allez découvrir la gigantesque absurdité économique, écologique et sociale mise en place par Amazon.