Homophobie dans le monde : aux racines de la haine, ce soir dans “Enquête Exclusive” sur M6 (vidéo)

Mis en ligne par dimanche 13 octobre 2019 1331
Homophobie dans le monde : aux racines de la haine, ce soir dans “Enquête Exclusive” sur M6 (vidéo)

Bernard de la Villardière vous proposera ce dimanche 13 octobre à 23:10 sur M6, une enquête sur l'homophobie dans le monde. Les équipes du magazine ont enquêté dans de nombreux autres pays pour comprendre les origines de cette haine.

En 2019, 71 pays pénalisent encore l'homosexualité et pour 8 d'entre eux, c'est la peine de mort. Partout ailleurs, sur la planète, les personnes de même sexe qui s'aiment subissent menaces, intimidations et agressions. Même en France, pays qui a pourtant adopté le mariage pour tous en 2013, l'homophobie persiste. L'année dernière, 262 agressions physiques ont été recensées.

Nous avons rencontré Lyes, un jeune homme de 24 ans originaire de Gennevilliers, en banlieue parisienne. Il a subi 23 agressions en un an. Insultes, crachats, coups, menaces de mort… Désormais, c'est la peur au ventre qu'il se déplace dans son quartier.

En Tunisie, les homosexuels risquent trois ans de prison. Régulièrement, quand ils sont arrêtés par la police, ils subissent le « test anal ». Un médecin a accepté de nous parler de cet examen humiliant, qui n'a aucune valeur scientifique. Skander, 20 ans, vit caché et s'apprête à fuir son pays pour échapper à la prison. Un voyage sans retour possible avec l'espoir de vivre et d'aimer librement dans un autre pays.

En Tunisie, les homosexuels risquent trois ans de prison. Régulièrement, quand ils sont arrêtés par la police, ils subissent le « test anal ». Un médecin a accepté de nous parler de cet examen humiliant, qui n'a aucune valeur scientifique. Skander, 20 ans, vit caché et s'apprête à fuir son pays pour échapper à la prison. Un voyage sans retour possible avec l'espoir de vivre et d'aimer librement dans un autre pays.

En Afrique subsaharienne aussi, l'homosexualité est réprimée. 27 pays sur 49 condamnent pénalement les relations entre personnes du même sexe. En Ouganda, l'un des états les plus répressifs en la matière, les homosexuels risquent la prison à perpétuité. Nous avons filmé le quotidien de ceux que l'on appelle « les demi-morts », contraints de vivre cachés, protégés derrière de hauts murs bardés de caméras pour éviter les attaques. Une homophobie encouragée par l'État dont le bras armé est Simon Lokodo, ministre de l'Ethique et de l'Intégrité, qui veut mettre tous les homosexuels en prison.

Enfin, nous avons enquêté aux États-Unis, où l'homosexualité est légale, mais encore très mal acceptée sur une large partie du territoire. 700 000 Américains ont d'ailleurs eu recours à des thérapies de conversion pour modifier leur orientation sexuelle. Des thérapies souvent destructrices sur le plan psychologique. Nous faisant passer pour un « candidat », nous avons réussi à infiltrer un de ces stages thérapeutiques. En quelques jours, les organisateurs assurent transformer en hétérosexuel tout homosexuel. Au programme : lavages de cerveau, séances de punching-ball, embrassades viriles, etc.