“Dossier Tabou” - « Violences contre les représentants de l'État : aux racines de la haine », le 8 novembre sur M6

Mis en ligne par mardi 20 octobre 2020 1514
“Dossier Tabou” - « Violences contre les représentants de l'État : aux racines de la haine », le 8 novembre sur M6

Dimanche 8 novembre à 21:05, Bernard de la Villardière proposera un nouveau numéro de “Dossier Tabou” sur les violences contre les représentants de l'État.

Policiers roués de coup et blessés par balle à Herblay (Val-d'Oise), commissariat attaqué à coup de mortiers d'artifice et de barres de fer à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne)... en France, pas une semaine sans qu'un fait divers nous rappelle que les représentants de l'État sont les victimes d'une violence extrême. Dans certaines zones sensibles, tous ceux qui portent un uniforme ou incarnent l'autorité sont des cibles. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : les agressions de pompiers déclarées ont triplé en dix ans et plus de 5 000 policiers sont blessés pendant leur service.

Depuis plusieurs mois, Dossier Tabou enquête sur les origines et les ressorts de cette violence. Mais aussi sur ceux qui l'instrumentalisent et l'exacerbent. Les caméras de Dossier Tabou ont notamment pu suivre les policiers de Nanterre (Hauts-de-Seine) en région parisienne. Les nuits autour du 14 juillet, ils sont victimes de guet-apens, de caillassages et de tirs de mortiers d'artifices. Au quotidien, la haine qu'ils suscitent rend leur tâche très difficile : ils font face à des refus d'obtempérer, font l'objet d'insultes, parfois même d'intimidations de la part des dealers.

Cette détestation de l'État touche par ricochet les soldats du feu. À Toulouse (Haute-Garonne), les pompiers ne peuvent plus se rendre dans le quartier du Mirail, un quartier gangréné par le trafic de drogue, sans être escortés par la police. Chaque intervention des hommes de la caserne Jacques-Vion s'effectue la boule au ventre.

Au Mirail, mais également au Neuhof, un quartier sensible de Strasbourg (Bas-Rhin), Dossier Tabou a donné la parole aux jeunes pour comprendre les racines de cette violence. Est-ce un simple jeu ? Est-ce lié à un sentiment d'injustice ou au fait que certains policiers aient des comportements parfois violents ou racistes ?

Cette défiance, devenue presque culturelle, est aussi alimentée par certains élus et militants politiques. Dossier Tabou va vous raconter comment ils se servent de rumeurs sur les réseaux sociaux pour mettre en cause de manière systématique la police et l'État. Dossier Tabou a notamment enquêté à Argenteuil (Val-d'Oise). En mai dernier, un accident de moto, supposé provoqué par la police, avait donné lieu à de violentes émeutes urbaines.

À cette détestation de l'État de la part de certains mouvements comme les « indigénistes », s'ajoute une haine plus ancienne : celle qui provient de l'ultragauche. Ces militants qui se présentent comme anarchistes, anticapitalistes ou encore antifascistes, infiltrent désormais toutes les manifestations et s'en prennent aux forces de l'ordre de manière méthodique. Dossier Tabou a infiltré un atelier de formation organisé par un groupuscule. Objectif de ce « séminaire » : comment éviter de se faire interpeller pendant des manifestations ou encore apprendre à garder le silence lors d'une garde à vue et bien choisir un avocat « ami ».

Face à cette montée de la violence dans les manifestations, la doctrine du maintien de l'ordre a changé. Depuis le mouvement des gilets jaunes, les policiers ont désormais pour consigne d'aller au contact pour interpeller les émeutiers. Cette stratégie plus offensive a inévitablement abouti à des bavures et des dérapages. Entre octobre 2018 et octobre 2019, 2 495 manifestants ont été blessés. L'usage du lanceur de balle de défense, le LBD 40, est de plus en plus critiqué. Cette arme de force intermédiaire a causé 25 blessures oculaires graves en 2018 et son utilisation contribue fortement à augmenter les ressentiments vis-à-vis des forces de l'ordre.

Au contact de nombreux témoins et acteurs de cette violence, Bernard de La Villardière, avec ce documentaire, nous permet de comprendre les raisons de cette violence mais aussi de dessiner des mesures pour éviter l'escalade.