“Enquête Exclusive” : « Sexe et amour en Russie », dimanche 22 novembre sur M6

Mis en ligne par vendredi 20 novembre 2020 1171
“Enquête Exclusive” : « Sexe et amour en Russie », dimanche 22 novembre sur M6

Ce dimanche 22 novembre à 23:10, Bernard de la Villardière vous propose de découvir sur M6 une enquête dans le plus grand pays du monde où malgré les apparences d'une féminité libérée, sexe et amour riment encore avec tradition et patriarcat.

Sur les 147 millions d'habitants que compte la Russie, 54% sont des femmes et 47% des hommes. Un déséquilibre auquel s'ajoute une grave crise démographique (cinq millions d'habitants en moins depuis la fin de l'URSS et un taux de fécondité d'à peine 1,5 enfant par mère). Résultat, la femme russe a un objectif : trouver un mari et fonder une famille. Beaucoup sont prêtes à tout accepter pour y parvenir.

À 27 ans, Ksenia, coiffeuse de Saint-Pétersbourg, se dit chanceuse. Son petit ami Kyrill, 28 ans, cuisinier, a accepté de l'épouser devant le pope dans la pure tradition chrétienne orthodoxe. Dans le couple, c'est le futur mari qui dirige et Ksenia, soumise, devra obéir à toutes ses volontés.

Macho, dominateur et ultra conservateur, l'homme russe a pris le pouvoir dans la Russie de Poutine. Le président russe, qui n'hésite pas à exhiber sa virilité dans des images de propagande, défend les valeurs traditionnelles. Sa politique : casser la parité homme-femme et relancer la natalité. Poutine vient de décorer Alexeï, 47 ans, chauffeur, et Larissa, 46 ans, mère au foyer, de l'Ordre de la Gloire parentale au Kremlin. Si les familles nombreuses étaient mal vues à l'époque soviétique, on leur reprochait de reproduire la misère, sous Poutine, le couple qui a sept enfants est devenu le modèle à suivre. Et l'homme en est le pilier.

Dans l'intimité pourtant, les femmes payent le prix fort de cette toute puissance masculine. Chaque année, 15 000 d'entre elles sont tuées sous les coups de leur conjoint, sans quasiment aucune conséquence judiciaire. L'État a même dépénalisé les violences conjugales en 2017.

À Saint-Pétersbourg ou à Moscou, certaines se rebellent contre ce nouvel ordre moral et revendiquent une liberté sexuelle et amoureuse. Un moyen notamment de redonner à la femme russe son pouvoir de séduction. Tanya, 28 ans, responsable d'une agence événementielle, organise depuis quatre ans des soirées libertines, très prisées par la jeunesse branchée de la capitale. De plus en plus de jeunes Russes revendiquent le droit d'assumer ouvertement leur sexualité, même la plus débridée. Le journal indépendant, le Moscow Times, parle d'une véritable révolution sexuelle en Russie.

Dernière modification le vendredi, 20 novembre 2020 18:43