17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit chaque jour en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce lundi 5 janvier 2026, Caroline Roux reçoit le général Pierre de Villiers, ancien Chef d'état-major des Armées. Il publie "Pour le succès des armes de la France", aux éditions Fayard.
Le président déchu vénézuélien Nicolas Maduro est arrivé lundi pour comparaître devant un tribunal de New York, deux jours après avoir été enlevé à Caracas lors d’une opération militaire américaine choc qui ouvre la voie au projet de Washington de contrôler ce pays riche en pétrole. Détenu à Brooklyn depuis samedi soir, il doit répondre de quatre chefs d'accusation de trafic de drogue ainsi que de détention d'armes automatiques. Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, nommée dirigeante vénézuélienne par intérim à l'issue de la spectaculaire opération menée samedi par les forces spéciales américaines, a affiché sa volonté de coopérer avec les Etats-Unis dans le cadre de relations "équilibrées et respectueuses (...) fondées sur l'égalité souveraine et la non-ingérence". Celle qui était la vice-présidente de Nicolas Maduro montre ainsi un premier signe d'ouverture envers Donald Trump qui ne cache pas ses intentions de diriger la transition ni ses ambitions pour les immenses ressources pétrolières vénézuéliennes.
"La France se prépare pour un monde durci", a affirmé Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, hier sur France 2. Cette onde de choc suscitée par l'intervention américaine au Venezuela préfigure-t-elle un nouveau monde basé uniquement sur les rapports de force ? La France, et l'Europe, sont-elles préparées ?
Le général Pierre de Villiers, qui avait démissionné en 2017en raison de réserves sur les économies réclamées aux armées, est notre invité. "Je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France", avait-il écrit à l'époque. Comment voit-il, aujourd'hui, la mise en place d'un service militaire volontaire, annoncée par Emmanuel Macron, et dont la campagne de recrutement débute le 12 janvier ?
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Nicole Bacharan, historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France.
Gallagher Fenwick, journaliste, spécialiste des questions internationales.
Général Patrick Dutartre, général de l’armée de l’Air et de l’Espace, ancien pilote de chasse.
Philippe Gélie, directeur adjoint de la rédaction du Figaro.
Alice Campaignolle (en duplex de Caracas), journaliste correspondante au Venezuela pour Radio France et France 24.
Le thème de l'émission :
Nicolás Maduro a été capturé à Caracas lors d’une opération militaire américaine d’envergure, menée dans la nuit de vendredi à samedi. Le président vénézuélien a ensuite été transféré à New York, où il est incarcéré dans l’attente de son jugement pour des faits qualifiés de « narcoterrorisme ». Il doit comparaître pour la première fois devant un juge ce lundi 5 janvier, à partir de midi, heure locale (18 h, heure de Paris).
Au Venezuela, la Cour suprême a ordonné à la vice-présidente Delcy Rodríguez d’assurer l’intérim. L’armée lui a apporté son soutien, mais la situation reste extrêmement tendue. Donald Trump a directement menacé Delcy Rodríguez de subir le même sort que Nicolás Maduro si elle ne faisait pas, « ce qu’il faut ». Dimanche, le président américain a affirmé : « Nous sommes aux commandes ».
Mais le Venezuela n’est pas le seul pays dans le viseur de la Maison-Blanche. Donald Trump a multiplié les déclarations offensives. Il estime que Cuba est « prêt à tomber », faute de pétrole vénézuélien. Il a aussi visé la Colombie, qualifiée de « pays malade dirigé par un homme dangereux », et menacé l’Iran de frappes « très dures ».
Surtout, Donald Trump a relancé un dossier explosif : le Groenland. « Nous avons besoin du Groenland. C’est une question de sécurité nationale », a-t-il martelé à bord d’Air Force One. Selon lui, le Groenland serait désormais encerclé par des navires russes et chinois, et le Danemark serait incapable d’en assurer la sécurité. Le président américain évoque même un calendrier : « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans vingt jours ».
Ces déclarations font suite à un message publié samedi soir sur le réseau X par Katie Miller, ancienne conseillère de Donald Trump et épouse de Stephen Miller. On y voit une carte du Groenland recouverte du drapeau américain, accompagnée d’un seul mot : « SOON », « bientôt ».
Les réactions n’ont pas tardé. « Ça suffit maintenant », a répondu le Premier ministre groenlandais sur Facebook. Il dénonce pressions, sous-entendus et fantasmes d’annexion, tout en se disant ouvert au dialogue, à condition qu’il respecte le droit international. Même fermeté du côté de Copenhague. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, juge « absurde » l’idée d’un contrôle américain du Groenland et appelle Washington à cesser ses menaces contre un allié historique.
Alors, que faut-il comprendre de cette séquence diplomatique et militaire ? Que va-t-il se passer maintenant ? Que va faire Donald Trump ? Enfin que sait-on de l’opération américaine au Venezuela ? Et qui est Nicolás Maduro, l’homme au cœur de cette crise internationale ?
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.


































