17:30 L'invité de "C dans l'air"
Aurélie Casse reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce vendredi 9 janvier 2026, Aurélie Casse reçoit Vanessa Perée, procureur du nouveau parquet national anti-criminalité.
Elle est à la tête du parquet national anticriminalité (Pnaco), entré en fonction le 5 janvier dernier et inspiré du Parquet national financier (PNF) et du Pnat (Parquet national antiterroriste). Composé de 16 magistrats – 30 à l’horizon septembre 2026 – il entend notamment répondre au fléau du narcotrafic en adaptant l’organisation judiciaire et la réponse pénale face à des réseaux criminels toujours plus puissants et organisés.
Ce nouveau parquet hérite de 170 affaires en cours, dont l'évasion de Mohamed Amra et les principaux dossiers impliquant la DZ Mafia.
En France, le marché des drogues illicites ne cesse de s’accroitre, avec 6,8 milliards d’euros en 2023, contre 2,3 milliards en 2010 d’après l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Le cannabis et la cocaïne représentent près de 90% du chiffre d’affaires total.
La cocaïne est deuxième drogue la plus consommée en France, après le cannabis. 9,4 % des adultes l’ont expérimenté en 2023 (5,6 % en 2017). Son prix a chuté à 66 euros le gramme, contre 70 euros en 2018, et 23,2 tonnes saisies en 2023 (1,8 dans les années 90).
Le trafic de drogue et la criminalité organisée ont toutefois une dimension internationale, ce qui rend le démantèlement des réseaux d’autant plus complexe. Reste à savoir si le Pnaco, les outils dont il dispose et les moyens qui lui sont alloués seront à la hauteur des enjeux.
17:45 "C dans l'air"
Aurélie Casse décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique pour Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique.
Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU.
Lucas Menget, grand reporter.
Patricia Allémonière, grand reporter, spécialiste des questions internationales.
Armin Arefi (en Duplex), grand reporter spécialiste de l’Iran pour Le Point.
Le thème de l'émission :
L'Iran s'embrase, Trump s'en mêle
Le mouvement de contestation, qui a débuté fin décembre en Iran, se poursuit et s’étend à travers tout le pays. Jeudi, une foule compacte s’est rassemblée sur l’un des principaux axes du nord-ouest de Téhéran, au douzième jour d’une nouvelle vague de protestations contre le régime des mollahs, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.
Avant la coupure d’Internet intervenue jeudi dans tout le pays, des vidéos montrant d’importantes manifestations dans de nombreuses villes iraniennes ont pu être mises en ligne. On y voit des foules scandant des slogans tels que « Mort à [Ali] Khamenei », le Guide suprême iranien, et « C’est la dernière bataille, Pahlavi reviendra », en référence à la dynastie du même nom, renversée en 1979 par la révolution islamique, dans plusieurs villes du pays.
Après s’être dit « à l’écoute » des protestataires aux premiers jours de la contestation, le régime iranien a basculé dans une répression violente à mesure que le mouvement s’amplifiait. Selon un bilan publié jeudi par l’IHR, une ONG établie en Norvège qui dispose d’un large réseau d’informateurs en Iran, au moins 45 manifestants, dont huit mineurs, ont été tués depuis le début de la mobilisation.
Aux États-Unis, lors d’un entretien avec l’animateur radio conservateur Hugh Hewitt, Donald Trump a réitéré hier soir ses menaces contre l’Iran : « Je leur ai fait savoir que s’ils commençaient à tuer des gens, ce qu’ils ont tendance à faire pendant leurs émeutes — ils ont beaucoup d’émeutes —, s’ils le font, nous les frapperons très fort », a-t-il prévenu. Le Guide suprême iranien, de son côté, a averti ce vendredi que « l’arrogant » dirigeant américain serait « renversé » et a prévenu que son pays ne « reculerait pas » face à des manifestants qualifiés de « saboteurs » et de « vandales ».
Alors, que va faire Donald Trump ? Après le Venezuela, les États-Unis pourraient-ils frapper l’Iran ? Quelques heures seulement avant la capture du leader vénézuélien — allié de l’Iran —, le président américain avait déjà averti Téhéran que le régime n’avait pas intérêt à tuer des manifestants, faute de quoi les États-Unis interviendraient.
Depuis, le président Donald Trump, totalement désinhibé, multiplie les menaces à l’égard de Cuba, du Groenland — dépendance du Danemark, membre de l’OTAN — de la Colombie, du Mexique, et renforce sa mainmise sur le Venezuela. Ainsi, malgré les mises en garde de Moscou, Washington a saisi ces derniers jours plusieurs pétroliers accusés de contourner le blocus contre le Venezuela, dont un qui battait depuis peu pavillon russe. Au risque d’une escalade du conflit entre la Russie et l’Occident ?
Le président américain a également annoncé hier que les États-Unis allaient mener des frappes « au sol » contre les cartels de la drogue mexicains, sans préciser exactement où.
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.
































