Pendant près de vingt ans, Robert Le Dinh, souvent surnommé Tang, a régné en maître absolu sur une communauté d’une cinquantaine de fidèles dans un petit village de l’Ariège.
Mais le 30 avril 2007, un couple brise la loi du silence et porte plainte : travaux forcés, humiliations, escroqueries et surtout abus sexuels, mari et femme racontent aux gendarmes le mode de fonctionnement autocratique de la secte.
La mainmise du gourou sur ses adeptes est si forte que peu d’entre eux osent témoigner contre lui. Face à l’omerta, la justice a bien du mal à réunir des preuves et à rendre un jugement.
En première instance, la cour d'assises de l'Ariège à Foix le condamne à 15 ans de réclusion criminelle, la peine maximale encourue pour des viols.
En appel, la cour d'assises de la Haute-Garonne à Toulouse réduit sa peine à 10 ans de réclusion criminelle. La justice a retenu la culpabilité pour les faits commis sur des mineurs, tout en laissant un verdict plus nuancé concernant le consentement des adultes sous emprise.
Robert Le Dinh a été libéré après avoir purgé sa peine.


































