17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit chaque jour en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce lundi 9 février 2026, Caroline Roux reçoit Raphaëlle Bacqué, grand reporter au Monde. Elle publie, avec Damien Leloup et Alexandre Piquard, "Nos nouveaux Maîtres", aux éditions Albin Michel.
Les "seigneurs de la tech", Marc Zuckerberg, Jeff Bezos, Elon Musk, Sam Altman..., sont-ils devenus plus puissants que les États ? Ils détiennent nos données, sont les maîtres des réseaux sociaux, et ne semblent pas s'inquiéter de la désinformation...Tant que leurs algorithmes captent notre attention. Ces milliardaires ont désormais un pouvoir gigantesque, choisissent de financer les politiques qui servent leurs intérêts, et cherchent à éviter d'être freinés par les règlementations et les Etats. Il investissent même dans la santé, pour repousser les limites de l'humanité grâce à l'intelligence artificielle.
Raphaëlle Bacqué, Damien Leloup et Alexandre Piquard ont enquêté pendant plusieurs mois au sein de la Silicon Valley pour mieux connaître ces "nouveaux maîtres"... que rien ne semble pouvoir arrêter.
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Bruno Jeudy, directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche.
Anne-Elisabeth Moutet, journaliste franco-américaine, éditorialiste au Daily Telegraph.
Marion Solletty, grand reporter à Politico.
Audrey Goutard, grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société.
Le thème de l'émission :
Les répliques de l’affaire Epstein ont continué de se faire sentir ce week-end, avec notamment en France la démission de Jack Lang de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA), l’institution culturelle et diplomatique qu’il pilotait depuis treize ans. L’ancien ministre socialiste de la Culture était, depuis une semaine, cerné par des appels à quitter la présidence de l’institution et sommé de s'expliquer dimanche auprès du ministre des Affaires étrangères sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Les documents et mails rendus publics par la justice américaine ont révélé les petits et grands services qu’Epstein et Lang se sont rendus entre le milieu des années 2000 et 2019, ainsi que le partenariat financier conclu par sa fille, Caroline, avec le businessman américain. Jack Lang répète qu’il ne savait rien des crimes sexuels de l’homme d’affaires américain. Mais le Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire vendredi pour « blanchiment illégal aggravé » à propos de la création d’une société offshore par Jeffrey Epstein et Caroline Lang, basée dans les îles Vierges américaines, un paradis fiscal.
Outre-Manche, le gouvernement travailliste est plongé dans une crise sans précédent depuis les dernières révélations concernant les liens entre Peter Mandelson et Jeffrey Epstein, et certains, jusque dans son propre camp, appellent au départ de Keir Starmer. Celui-ci avait nommé l’ex-ministre et commissaire européen à ce poste en décembre 2024, puis l’avait démis de ses fonctions en septembre 2025 après la publication de documents dans le dossier Epstein. Selon les derniers documents publiés par le ministère de la Justice des États-Unis, Peter Mandelson aurait transmis à Jeffrey Epstein des informations susceptibles d’influer sur les marchés, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown entre 2008 et 2010. La police britannique a ouvert une enquête et mené des perquisitions. À Downing Street, Morgan McSweeney, considéré comme le stratège du pouvoir travailliste, véritable bras droit et éminence grise de Keir Starmer, a démissionné, ainsi que son directeur de la communication, Tim Allan. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a affirmé regretter d’avoir nommé Peter Mandelson. Il s’est excusé auprès des victimes de Jeffrey Epstein, mais a assuré qu’il ne connaissait pas l’ampleur de ses liens avec le pédocriminel et a écarté l’hypothèse d’un départ.
Parallèlement, la police britannique a indiqué ce lundi « examiner » des informations selon lesquelles l’ex-prince Andrew pourrait avoir transmis au pédocriminel Jeffrey Epstein des informations confidentielles.
Le séisme de l’affaire Epstein n’a pas fini de susciter des répliques. Plus de six ans après la mort du criminel sexuel, retrouvé pendu dans sa cellule d’une prison new-yorkaise, la récente publication de trois millions de pages supplémentaires a mis au jour l’incroyable réseau planétaire tissé par le pédophile. Des millions de documents, dont un grand nombre ont été caviardés par l’administration Trump, provoquant l’emballement des réseaux sociaux et nourrissant les pires théories complotistes.
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.


































