"C dans l'air" jeudi 12 février 2026, les invités reçus par Caroline Roux sur France 5

jean marc.verdrel Par Jean-Marc VERDREL | Rédacteur, expert de la TV
Publié jeudi 12 février 2026 479
"C dans l'air" jeudi 12 février 2026, les invités reçus par Caroline Roux sur France 5

Caroline Roux vous donne rendez-vous ce jeudi 12 février 2026 à 17:30 sur France 5 pour un nouveau numéro de “C dans l'air”. Voici le thème de l'émission et les invités qui seront reçus.

17:30 L'invité de "C dans l'air"

Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.

Ce jeudi 12 février 2026, Caroline Roux reçoit Patrice Duhamel, journaliste politique et essayiste. Il a notamment publié "La photo Pétain-Mitterrand : l'histoire secrète du document qui aurait pu bousculer la Ve République", aux éditions de l'Observatoire.

La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a été choisie par Emmanuel Macron pour prendre la tête de la Cour des Comptes, à la suite de Pierre Moscovici. Une nomination applaudie par les macronistes, et dénoncée par les oppositions. Le député LFI Éric Coquerel, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a ainsi demandé «solennellement» au chef de l’État, sur le réseau social X, de ne pas nommer Amélie de Montchalin, et ce, afin de «garantir le minimum de neutralité et d’indépendance» indispensable à l’institution. «Comment peut-on confier à Amélie de Montchalin le contrôle du budget dont elle est l’architecte ?», a abondé la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier sur X, tandis que du côté du Rassemblement national, le vice-président Sébastien Chenu évoque «un scandale». «C’est la République des copains ! (...) Quelle folie de mettre l’actuelle ministre des Comptes publics pour juger de l’action gouvernementale en matière de gestion des caisses de l’État. On ne peut pas être juge et partie !», s’offusque-t-il sur X.

Cette nomination intervient après celles de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel, ou encore d'Emmanuelle Wargon comme présidente de la Commission de régulation de l'énergie. Plusieurs nominations sont également attendues dans les prochaines semaines ou prochains mois, notamment à la tête de la Banque de France, après l'annonce par François Villeroy de Galhau de son départ anticipé du poste de gouverneur de la Banque de France.

Comment les présidents de la République ont-ils fait usage de leur pourvoir de nomination, une prérogative assez méconnue ? La pratique de ce pouvoir par Emmanuel Macron est-elle différente de ses prédécesseurs ? Cherche-t-il à "verrouiller" les institutions avant 2027 ? Patrice Duhamel, répondra à toutes ces questions.

17:45 "C dans l'air"

Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.

Les experts invités : 

Général François Chauvancy, rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale, ancien officier ayant servi à l’OTAN.

Pierre Haroche, maître de conférences en politique européenne et internationale à l’université Catholique de Lille.

Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique au Figaro.

Alain Pirot, journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense.

Le thème de l'émission :

À partir de ce vendredi, et jusqu’à dimanche, se déroulera la Conférence de Munich sur la sécurité. L'édition 2025 avait été marquée par le discours du vice-président des États-Unis, J. D. Vance, contre les démocraties libérales européennes. Un coup de tonnerre diplomatique qui préfigurait la stratégie de sécurité américaine, publiée en décembre 2025. L'Europe y est qualifiée de continent en "déclin", marqué par un risque "d'effacement civilisationnel". Une rupture dans la relation transatlantique.

Un an plus tard, cette nouvelle édition va donc être observée avec attention, d'autant plus qu'il y sera question des suites de la guerre en Ukraine et de la dégradation des relations transatlantiques.

Dans l'avant-propos du rapport de la CMS 2026, le directeur de la conférence écrit que "rarement dans l'histoire récente, autant de questions fondamentales ont été inscrites simultanément à l'ordre du jour". Le document dépeint des bouleversements fondamentaux sur les plans politique, économique et sécuritaire, et dresse un diagnostic : "le monde est entré dans une phase de politique de démolition". Selon le rapport, les États-Unis, qui ont largement contribué à la mise en place de l'ordre international d'après-guerre, sont aujourd'hui considérés comme l'un des principaux moteurs de sa transformation. Plus de 80 ans après sa création, cet ordre est lui-même "en train d'être détruit".

Des conclusions qui ont été réfutées par l'ambassadeur américain auprès de l'OTAN. C e dernier a réaffirmé que les États-Unis ne souhaitaient pas saper l'OTAN ni aucune autre alliance. Il a par ailleurs souligné que les alliés européens, en matière de sécurité, devaient augmenter leurs dépenses de défense et montrer qu'ils pouvaient "tenir" leurs promesses, y compris les nouveaux objectifs de dépenses de l'OTAN.

Ces déclarations surviennent au moment où les ministres de la Défense de l'OTAN se réunissent ce jeudi à Bruxelles. Au cœur des discussions : comment renforcer la sécurité en Europe. Une stratégie qui se concentre sur le Groenland. L’alliance transatlantique vient de lancer sa mission d’« Arctic Sentry » (« Sentinelle arctique »), une activité de surveillance renforcée de la zone pour prendre en compte les inquiétudes formulées par le président américain face à la Chine et à la Russie, mais également pour répondre aux appétits américains sur l’île arctique. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland, provoquant l’une des crises les plus graves de l’histoire de l’Alliance atlantique.

Le ministre danois des Affaires étrangères a déclaré samedi que la situation avec les États-Unis s’était améliorée au sujet du Groenland. Mais « la crise n’est pas terminée », a-t-il souligné, ajoutant qu’une solution n’avait pas encore été trouvée pour satisfaire toutes les parties. La France et le Canada, qui s’opposent au projet de l’administration Trump de prendre le contrôle de l’île, ont inauguré chacun, la semaine dernière, un consulat général à Nuuk, la capitale de ce territoire autonome danois. Nos journalistes se sont rendus sur place.

Parallèlement, la France, pays européen le plus favorable à une « autonomie stratégique » en Europe, est engagée depuis lundi dans un exercice militaire de grande ampleur, le plus important depuis la guerre froide : Orion 26. Pendant trois mois, plus de 12 000 militaires français, 25 navires, 140 avions et 1 200 drones vont être mobilisés dans cette simulation de conflit de haute intensité. À leurs côtés : des militaires de 24 autres pays, essentiellement européens, mais aussi américains, canadiens ou émiratis. Une démonstration de force qui vise à s’entraîner à conduire des opérations, à tester des innovations, avec également un objectif de dissuasion.

Alors que s’ouvre la Conférence de Munich sur la Sécurité, retour sur la relation entre l’Otan, les États-Unis, et l’Europe.

Le sujet vous questionne ?

Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.

Dernière modification le jeudi, 12 février 2026 16:06
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