17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit chaque jour en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce mardi 17 février 2026, Caroline Roux reçoit Thomas Gomart, historien, directeur de l’Institut français des relations internationales.
Il est l'auteur de « Qui contrôle qui ? », publié aux éditions Tallandier. Un livre dans lequel il nous donne les clés d’analyse des nouveaux antagonismes qui régissent le monde. Poutine contre Zelensky, Netanyahou contre Khamenei, Xi contre Modi, Trump contre von der Leyen, le GIEC contre Fox News, la Silicon Valley contre le Vatican…
Il reviendra sur la visite d'Emmanuel Macron en Inde. Un déplacement destiné à renforcer le partenariat stratégique bilatéral entre la France et l'Inde, avec à la clé la vente de 114 chasseurs Rafale et un ancrage dans l’intelligence artificielle.
17:45 "C dans l'air"
Les experts invités :
Laurent Valdiguie, journaliste d’investigation à Marianne.
Audrey Goutard, grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société.
Caroline Vigoureux, journaliste en charge des questions de société à la Tribune Dimanche.
Nicole Bacharan, historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France.
Le thème de l'émission :
Epstein : une affaire française
Le séisme Epstein n'en finit plus de produire ses répliques en France. Lundi, des perquisitions ont été menées dans plusieurs lieux, dont l’Institut du monde arabe (IMA), à Paris, dans le cadre de l’enquête visant Jack Lang pour ses liens financiers présumés avec Jeffrey Epstein. Le Parquet national financier (PNF) a ouvert, le 6 février, une enquête pour soupçons de « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant l’ex-ministre et sa fille, Caroline Lang.
Parallèlement, la justice a désigné plusieurs magistrats référents pour repérer « d’éventuelles infractions liées à des ressortissants français » dans cette affaire tentaculaire Epstein. En pratique, ils vont passer au crible les millions de documents diffusés par la justice américaine mi-janvier, en coordination avec le PNF. Au-delà de ce travail sur ces archives, le parquet de Paris a été saisi de plusieurs affaires distinctes impliquant des ressortissants français.
D’abord, celle concernant le diplomate Fabrice Aidan, après un signalement du ministère des Affaires étrangères à la suite des révélations de Mediapart et Radio France. Celui qui était conseiller à la représentation permanente de la France à l’ONU avait été soupçonné, en 2013 – via une enquête du FBI – d’avoir consulté des fichiers pédopornographiques. Le diplomate avait alors dû quitter son poste à l’ONU et les États-Unis pour revenir en France, où il a poursuivi sa carrière.
La Cellule investigation de Radio France a révélé hier que le diplomate, dont le nom est cité à de nombreuses reprises dans les « Epstein Files », a par la suite fait l’objet d’une enquête classée sans suite en France pour d’autres faits à caractère pédocriminel. En 2020, alors qu'il était conseiller au cabinet d'Audrey Azoulay, directrice générale à l'UNESCO, Fabrice Aidan a été ciblé par une enquête de la Brigade de protection des mineurs de la Préfecture de police de Paris pour « tentative de corruption de mineur ». La procédure a abouti à un classement sans suite la même année.
Le parquet de Paris a également reçu une plainte, déposée par la Suédoise Ebba Karlson, à l’encontre de Daniel Siad, proche de Jeffrey Epstein, qu’elle accuse de viol en 1990. Elle a reconnu son agresseur présumé à l’occasion de la publication des documents du financier américain.
Une autre plainte, portant sur des faits de harcèlement sexuel qui auraient été commis en 2016, a été déposée à l’encontre du chef d’orchestre Frédéric Chaslin, également mentionné dans les « Epstein Files ». Cette procédure est en cours de réception et d’analyse par les magistrats.
Enfin, la justice française a décidé une « réanalyse intégrale » du dossier de l’ex-agent de mannequins Jean-Luc Brunel, qui s’est suicidé en prison en février 2022. Il était alors incarcéré depuis un peu plus d’un an, mis en examen pour viol à la suite d’une première plainte en 2019, lorsque le scandale Epstein a éclaté. Lors de l’enquête de police, dix femmes ont mis en cause Jean-Luc Brunel pour des faits de viol, notamment sur mineure. À sa mort, l’action publique s’était éteinte. L’une de ses victimes présumées, Thysia Huisman, a accepté de témoigner au micro de #cdanslair.
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