17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce mardi 31 mars 2026, Aurélie Casse reçoit Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen-sur Seine, en Seine-Saint-Denis.
17:45 "C dans l'air"
Les experts invités :
Général Jean-Paul Paloméros, ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN.
Christine Ockrent, journaliste.
Alain Pirot, journaliste, spécialiste des questions de défense.
Lucas Menget, grand reporter, spécialiste des questions internationales.
Aude Bariety de Lagarde (en duplex de Berlin), correspondante à Berlin pour Le Figaro.
Le thème de l'émission :
Après plus d’un mois de guerre au Moyen-Orient entre Israël et les États-Unis contre l’Iran et ses proxies, les frappes continuent de tous côtés, touchant également une grande partie des pays du Golfe, notamment les installations énergétiques. L’économie mondiale, impactée par le blocage du détroit d’Ormuz, tourne au ralenti, et Donald Trump continue de souffler le chaud et le froid. Ce mardi, le président des États-Unis a adressé un message sans détour aux pays européens, désormais confrontés à des pénuries de carburant, les exhortant à « trouver le courage qui [leur] a manqué jusque-là, à se rendre dans le détroit et à LE PRENDRE [le pétrole] ».
« Vous allez devoir commencer à apprendre à vous battre par vous-mêmes, les États-Unis ne seront plus là pour vous aider, tout comme vous n’étiez pas là pour nous », a écrit Donald Trump sur son réseau social. Le président des États-Unis a également ciblé la France, accusée d’avoir bloqué le survol de son territoire par des avions transportant du matériel militaire à destination d’Israël. « La France n’a apporté aucune aide face au "boucher iranien", qui a été neutralisé. Les États-Unis s’en souviendront », a-t-il affirmé.
En Europe, depuis la fermeture effective du détroit d’Ormuz et le début des frappes, les prix des hydrocarbures ont bondi et l’inflation dans la zone euro a grimpé à 2,5 % sur un an en mars, contre 1,9 % en février. La France s’en tire un peu mieux, avec une inflation à 1,7 % en mars sur un an, mais la crainte d’une pénurie de carburant grandit.
Au Moyen-Orient, c’est le spectre d’une guerre de l’eau qui inquiète. Lundi, une usine de dessalement et d’électricité a été visée par des frappes au Koweït. Les pays du Golfe ont aussitôt accusé l’Iran, qui a nié l’attaque, rejetant la responsabilité sur Israël. Une frappe qui n’est pas un cas isolé, car depuis le début du conflit, ces infrastructures énergétiques sont régulièrement ciblées par des bombardements. Dans une région parmi les plus arides du monde, ces équipements, qui transforment l’eau de mer en eau douce, sont un enjeu de sécurité nationale pour les pays du Golfe, qui en comptent plusieurs centaines le long de leurs côtes. Aux Émirats arabes unis, 42 % de l’eau potable provient de ces usines, 90 % au Koweït, 86 % à Oman et 70 % en Arabie saoudite, selon une note de l’Institut français des relations internationales.
Au Liban, l’armée israélienne continue d’avancer dans le sud du pays, poussant des milliers d’habitants à fuir. Le Conseil de l’ONU se réunit ce mardi à la demande de la France, après la mort de trois casques bleus indonésiens de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban). Paris appelle à faire toute la lumière sur les circonstances de leur mort.
Le sujet vous questionne ?
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