17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce lundi 6 avril 2026, Caroline Roux reçoit Lucas Jakubowicz, journaliste politique, spécialiste des comportements électoraux. Rédacteur en chef de Décideurs magazine, il publie « Vote religieux, un tabou français », aux éditions de l’Observatoire.
Rarement cité en tant que tel pour comprendre les mécaniques électorales, le facteur religieux est pourtant décisif dans bien des cas. Et même si c’est rarement assumé, il est bel et bien pris en compte dans les stratégies de certains partis, analyse le journaliste politique Lucas Jakubowicz dans son livre.
Le mythe de la France républicaine, laïque, universaliste, est omniprésent. Les candidats parlent de peuple français, de creuset national, d’intégration : utiliser le fait religieux pour séduire des électeurs est dénoncé comme participant d’une logique communautariste incompatible avec le mythe républicain. « La France n’est plus une République laïque et universaliste, même si les responsables politiques ne l’assument pas ouvertement. L’heure est au communautarisme », écrit Lucas Jakubowicz, auteur de cette enquête très étayée sur les liens entre appartenance religieuse et vote, et sur leur évolution.
17:45 "C dans l'air"
Les experts invités :
Général Jean-Paul Perruche, général de corps d’Armée, ancien directeur général de l’État-major de l’U.E.
Frédéric Encel, docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po Paris.
Mariam Pirzadeh, rédactrice en chef de France 24, ancienne correspondante à Téhéran.
Guillaume Lagane, haut fonctionnaire, spécialiste des questions de défense, enseignant à Sciences Po.
Le thème de l'émission :
Armée américaine : dans le piège iranien…
L'escalade verbale et militaire entre l'Iran et les Etats-Unis se poursuit. Le président américain Donald Trump a réitéré dimanche sa volonté de frapper les centrales énergétiques et ponts iraniens, en cas de non-réouverture du détroit d’Ormuz d'ici ce soir 20 heures (heure de Washington), date de son nouvel ultimatum. Mais cette fois, les menaces se sont accompagnées d'insultes à l'encontre des dirigeants iraniens : « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR ! », a-t-il écrit sur son réseau Truth social. De son côté, le porte-parole du commandement militaire iranien a promis, lundi, des représailles « encore beaucoup plus dévastatrices » en cas de nouvelles attaques américaines. Donald Trump persiste à dire qu'il y a de « bonnes chances » de parvenir à un accord avec l’Iran, mais l'heure est-elle aux négociations côté iranien ? Le ministre des Affaires étrangères russe Sergeï Lavrov a appelé dimanche les Etats-Unis à « abandonner le langage des ultimatums » pour faciliter un « retour aux négociations ».
En parallèle de son ultimatum à l'Iran, Donald Trump doit donner lundi une conférence de presse pour apporter plus de détails sur l'opération spectaculaire qui a permis d'exfiltrer, dans la nuit de samedi à dimanche, deux pilotes américains qui avaient dû s'éjecter de leur bombardier F-15 E abattu vendredi par des tirs iraniens. Selon la Maison blanche, le second soldat serait « grièvement blessé », bien qu'il ait réussi réussi à échapper à une capture dans les montagnes iraniennes pendant plus d’une journée, en gravissant une crête de 2 100 mètres, selon le site Axios. L'opération aurait mobilisé des centaines de soldats des forces spéciales et d’autres militaires, des dizaines d’avions de combat américains et des hélicoptères. Le pilote du bombardier, avait, lui, été exfiltré peu après le crash lors d’une opération en plein jour des forces spéciales américaines.
Au Moyen-Orient, Téhéran continue de frapper les monarchies du Golfe en raison de leur proximité avec les Etats-Unis. Lundi, des attaques de missiles et de drones iraniens ont fait au moins six blessés au Koweït, tandis que les Émirats arabes unis ont aussi été ciblés. En vertu d'accords de défense signés avec la monarchie du Golfe dans les années 1990, la France a d'ailleurs déployé des moyens militaires dans la région, notamment des avions de combat Rafale, des systèmes de défense anti-aérienne, un avion radar sans compter le déplacement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale. « Nous devons être aux côtés de nos amis et alliés de la région », avait rappelé début mars l'Élysée dans un communiqué officiel.
À quoi pourraient ressembler les prochaines frappes américaines sur l'Iran ? Dans le contexte d'escalade verbale avec les États-Unis, un accord de paix est-il encore possible ? Comment les Américains ont-ils réussi à exfiltrer deux soldats sur le sol ennemi ? Et comment fonctionnent les accords de défense entre la France et les monarchies du Golfe ?
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.


































