17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce lundi 20 avril 2026, Caroline Roux reçoit Bruno Jeudy, directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche.
Le patron du Rassemblement national Jordan Bardella a déjeuné aujourd'hui avec le bureau exécutif du Medef. Un déjeuner organisé à l'initiative de la principale organisation patronale de France qui est désireuse de discuter avec tous les responsables politiques sans exception. C'est la première fois que le RN est reçu par les instances du Medef. À cette occasion, Marine Le Pen et Jordan Bardella annoncent vouloir "lever les verrous normatifs qui freinent le développement économique". Une rencontre qui s'inscrit dans la campagne du parti pour la course à l'Elysée en 2027.
Un scrutin qui compte déjà beaucoup de candidats, à l'image de Bruno Retailleau, largement désigné candidat par les adhérents du parti Les Républicains hier. De son côté, l'ancien président de la République et actuel député François Hollande a accordé un grand entretien à l'hebdomadaire Marianne. "Je me prépare", a-t-il indiqué. Des ambitions... et des attentes de la part des Français...
Selon un sondage Elabe pari dans la Tribune dimanche, la qualité principale du président de la République doit être l'honnêteté, suivie de l'écoute, puis du courage.
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Jean-Paul Palomeros, ancien chef d’état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN.
Patricia Allemonière, grand reporter, spécialiste des questions internationales.
Alain Pirot, journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant à Jérusalem.
Guillaume Lagane, spécialiste des questions de défense, enseignant à Sciences Po.
Le thème de l'émission :
Ormuz : les Américains ont tiré sur un cargo iranien
À moins de 48 heures de l’expiration du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, le temps presse pour parvenir à un accord, mais le ton, de nouveau, s’est durci ce week-end autour du détroit d’Ormuz. Après une brève ouverture vendredi, les Gardiens de la révolution ont fait volte-face samedi. Et ce, parce que les Américains ont refusé de lever leur propre blocus, qui empêche notamment les navires iraniens de passer. Depuis, les journées ont été marquées par une brusque montée des tensions, ponctuée d’images spectaculaires de manœuvres navales et d’altercations en mer.
Les porte-conteneurs et autres pétroliers sont pris en tenaille entre les belligérants. Plusieurs navires commerciaux — dont un du groupe français CMA CGM — ont essuyé des tirs et des menaces de la part de l’armée iranienne alors qu’ils tentaient de franchir cette voie commerciale cruciale, et les États-Unis ont arraisonné un navire iranien dans le golfe d’Oman, hypothéquant un peu plus la tenue de pourparlers de paix prévus aujourd’hui au Pakistan.
La délégation américaine menée par le vice-président, J. D. Vance, est attendue à Islamabad pour des négociations. Donald Trump répète qu’un accord est à portée de main, mais la télévision iranienne rapporte que Téhéran ne prévoit pas de participer à la prochaine session de discussions et dénonce une absence d’« engagement sérieux dans un processus diplomatique » de la part de Washington. L’Iran a également promis ce lundi de « riposter bientôt » à la prise de contrôle par la marine américaine d’un de ses cargos.
Dans ce contexte, les cours du pétrole sont en forte hausse ce lundi. Un regain de volatilité qui ravive les perspectives de tensions inflationnistes et de conséquences à long terme. D’autant que la question du déminage du détroit d’Ormuz s’impose comme un enjeu stratégique majeur.
L’Iran entretient une pression psychologique en suggérant que certaines zones pourraient être minées, ce qui contraint déjà de nombreux navires à emprunter deux routes maritimes alternatives proches de ses côtes. À ce stade, il est difficile de confirmer l’ampleur réelle de cette menace : il pourrait s’agir aussi bien de mines navales classiques que d’un simple levier de dissuasion sans déploiement massif. Le déminage est en tout cas une opération complexe et longue, nécessitant des moyens spécialisés, domaine dans lequel la marine française dispose d’une expertise reconnue, notamment grâce à ses chasseurs de mines et ses drones sous-marins. Dans ce contexte, les États-Unis pourraient être tentés de s’appuyer sur ce savoir-faire pour sécuriser les voies de navigation, même si une telle coopération dépendra étroitement de l’évolution de la situation militaire et diplomatique dans la zone.
Depuis plusieurs jours, Fatih Birol, le patron de l’AIE, alerte sur les conséquences de « la plus importante crise énergétique de l’histoire », qui concerne « le pétrole et le gaz naturel, mais aussi d’autres produits de base essentiels, comme les engrais, les produits pétrochimiques ou encore l’hélium ». « Les prix, déjà élevés, ne reflètent pas la gravité du problème », explique-t-il au micro de C dans l'air.
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.



































