17:30 L'invité de "C dans l'air"
Aurélie Casse reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce vendredi 1er mai 2026, Aurélie Casse reçoit Philip Turle, journaliste britannique, chroniqueur international à France 24.
Opération séduction réussie pour Charles III. Quatre jours de visite d'Etat entre Washington et New York, rythmés par des cérémonies officielles et surtout un discours très attendu devant le Congrès : Une intervention millimétrée saluée par plusieurs standing ovations, aussi bien des démocrates que des républicains, fait rare dans un parlement profondément divisé. Insistant à plusieurs reprises sur les liens privilégiés, "uniques" entre les deux pays, le roi Charles a tenté d'apaiser des relations particulièrement tendues depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
L'habileté diplomatique du roi a été unanimement saluée par la presse britannique. Sera-t-elle suffisante pour calmer les attaques de Donald Trump envers le gouvernement de Keir Starmer? Permettra-t-elle de redorer le blason de la monarchie, terni par le scandale Epstein ?
17:45 "C dans l'air"
Aurélie Casse décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Philippe Dessertine, économiste, directeur de l'Institut de Haute Finance.
Gaëlle Mack, directrice déléguée de la rédaction de Challenges.
Stéphanie Villers, économiste au cabinet de conseil PWC.
Thomas Porcher, économiste, professeur d'économie à la Paris School of Business.
Le thème de l'émission :
Blocage d'Ormuz : qui profite de la crise ?
Les prix du pétrole ont de nouveau flambé jeudi après que la Maison-Blanche a évoqué un blocus prolongé du détroit d’Ormuz. La perspective d’un blocage de cet axe stratégique pendant « des mois » affole les marchés… mais profite à certains. Tandis que les prix à la pompe s’envolent, les traders et les compagnies pétrolières voient leurs bénéfices exploser.
Selon Greenpeace, les groupes européens auraient engrangé plus de 80 millions d’euros de « surprofits » par jour depuis le début de la guerre en Iran. TotalEnergies illustre cette dynamique : le groupe a publié un bénéfice net trimestriel de 5,8 milliards de dollars, en hausse de 51 % sur un an. Son PDG, Patrick Pouyanné, revendique une « capacité à capter la hausse des prix ».
Mais ces résultats suscitent la polémique et relancent le débat sur la taxation des superprofits. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a appelé le pétrolier à « redistribuer d’une manière ou d’une autre » d’éventuels profits « exceptionnels ». Le groupe a rapidement et vivement répondu qu’il procédait déjà à une redistribution via le plafonnement des prix mis en place depuis février. Face à la pression, l’entreprise a confirmé jeudi son intention de « poursuivre » ce plafonnement des prix à la pompe « tant que la crise durera ». Un geste salué par l’exécutif, mais jugé trop flou par ses détracteurs. Le PS a déposé une proposition de loi visant à instaurer une surtaxe de 20 % sur les bénéfices exceptionnels des majors pétrolières, estimant qu’elle pourrait rapporter 2 milliards d’euros par an à l’État.
La question dépasse la France. Cinq pays européens — Allemagne, Espagne, Autriche, Italie et Portugal — plaident pour que Bruxelles active une taxation des surprofits énergétiques afin de soutenir les consommateurs face à l’inflation. Paris, pour l’heure, n’a pas tranché.
Pendant ce temps, aux États-Unis, les États pétroliers, comme le Texas, tirent clairement leur épingle du jeu : les exportations américaines atteignent des niveaux records. Une dynamique encouragée par Donald Trump, qui cherche à repositionner son pays comme fournisseur énergétique incontournable. Parallèlement, l’industrie américaine de défense signale un bond de ses commandes et des signatures de contrats au premier trimestre. Le secteur avait déjà connu en 2025 une forte croissance, sous l’effet des guerres en Ukraine et à Gaza, d’incursions russes dans des espaces aériens européens, de manœuvres militaires chinoises près de Taïwan ou encore de tensions en mer Rouge. Ce regain de tensions pousse les pays du monde entier à accroître leurs réserves d’armements et d’équipements militaires. L’Allemagne, premier soutien militaire et financier de l’Ukraine, a débloqué un fonds spécial de 100 milliards d’euros pour renforcer sa défense et, depuis le début de la guerre, son industrie de l’armement est en plein essor.
Mais si certains secteurs tirent leur épingle du jeu, l’économie mondiale est sous pression et l’inflation grimpe. En France, elle s’élève à 2,2 % sur un an en avril, et certains aliments voient leurs prix s’envoler. C’est le cas du poisson. Entre la raréfaction de l’offre et l’envolée des prix du carburant liée au contexte géopolitique, mareyeurs et poissonniers tirent la sonnette d’alarme.
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.


































