17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce lundi 4 mai 2026, Caroline Roux reçoit Jérôme Fourquet, politologue, directeur du département opinion de l'institut de sondages IFOP.
Il reviendra sur la multiplication des candidatures pour l'élection présidentielle 2027, notamment celle de Jean-Luc Mélenchon dimanche soir.
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Général Jean-Paul Paloméros, ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN.
Lucas Menget, grand reporter, spécialiste des relations internationales.
Maya Khadra, enseignante et éditorialiste internationale.
Nicole Bacharan, historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France.
Le thème de l'émission :
Ormuz : vers une reprise des combats ?
Tension maximale dans le détroit d'Ormuz. Une agence de presse iranienne a rapporté lundi que les Gardiens de la révolution avaient tiré deux missiles en direction d'une frégate américaine au large de l'Iran et du Pakistan, ce que le Pentagone a démenti. Cet incident intervient malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, et alors que Donald Trump a annoncé le lancement d'une opération pour débloquer des navires « qui n'ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient ». Au total, 15 000 soldats américains, des destroyers et une centaine d'aéronefs, ont été déployés dans le cadre de cette opération baptisée « Projet Liberté ». De leur côté, les Iraniens avaient prévenu les Américains : « S’ils ont l’intention de s’approcher du détroit d’Ormuz ou d’y pénétrer, ils seront ciblés et attaqués ». Alors que la tension monte dans le détroit d'Ormuz, Téhéran et Washington continuent de négocier à distance pour trouver un plan de paix. L'Iran étudie actuellement une proposition de Washington mais appelle les Américains à « abandonner les demandes excessives concernant l’Iran ». La question du nucléaire, notamment, semble toujours inextricable.
Ces dernières semaines, les Européens, qui refusent de s'engager dans le conflit malgré la pression de Donald Trump, se sont réunis pour mettre en place une mission navale défensive dans le détroit d'Ormuz pour permettre le passage des navires marchands. Celle-ci pourrait s'appuyer sur le modèle de l'opération Aspides qui lutte contre les attaques des rebelles houthis en mer Rouge. Au total, une trentaine de pays participants sont concernés dont la France, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Allemagne. Mais les moyens militaires mis en œuvre restent flous. À titre d'exemple, la mission Aspides ne compte actuellement que deux bâtiments militaires à temps plein, tandis que la marine britannique est dans un état de faiblesse préoccupant. C dans l'air a interrogé le contre-amiral grec de l'opération Aspides, Vasileios Gryparis, pour recueillir ses impressions sur le projet de mission navale dans le détroit d'Ormuz.
Pendant ce temps, les dirigeants européens sont sur la corde raide avec Washington. Dernier visé en date, le chancelier allemand Friedrich Merz, qui a longtemps dénoncé l'opération américaine en Iran. Le 27 avril, il avait estimé que l’Iran « humiliait » Washington à la table des négociations, tandis que le président américain a répondu que Merz devrait « passer moins de temps à interférer dans les efforts déployés pour éliminer la menace nucléaire iranienne ». Le ton monte, et Donald Trump sanctionne. Vendredi, le président américain a annoncé le retrait de 5 000 soldats mobilisés de façon permanent en Allemagne. Un coup de tonnerre Outre-Rhin, où la présence militaire américaine revêt un caractère stratégique depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Le président américain a par ailleurs annoncé rehausser à 25 % les droits de douane sur les importations de véhicules électriques européens. Un nouveau coup dur pour l'Allemagne pour qui les Etats-Unis représentent 9,5 % des exportations, devant la France.
Les hostilités s'apprêtent-elles à reprendre entre l'Iran et les Etats-Unis ? Le projet d'opération navale européenne dans le détroit d'Ormuz est-il crédible ? Et pourquoi la relation entre l'Allemagne et les Etats-Unis s'est-elle brusquement dégradée ?
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.



































