17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce mercredi 13 mai 2026, Caroline Roux reçoit Pierre Moscovici, ancien président de la Cour des Comptes et ancien ministre de l’Économie et des Finances.
Le blocage du détroit d'Ormuz met notre économie dans le rouge. Le taux de chômage en France a atteint 8,1% au premier trimestre 2026, son plus haut niveau en cinq ans, selon l'Insee.
Le chômage a augmenté de 0,2 point par rapport à fin décembre, et de 0,7 point sur un an, d'après l'Institut national de la statistique et des études économiques. Sur l'année, il augmente pour toutes les autres tranches d’âge. Il croît de 2 points chez les 15-24 ans (21,1%), de 0,4 point chez les 25-49 ans (7,3%) et de 0,4 point pour les 50 ans ou plus (5,2%). Un chiffre qui intervient dans un contexte de croissance nulle au premier trimestre, et alors que l'inflation est en hausse de 2,2 %.
Les défaillances d'entreprise sont aussi en augmentation selon la Banque de France. Ce matin, le chausseur Minelli a annoncé qu'il stoppera son activité le 30 mai prochain. Dans cette situation, des aides sont attendues la semaine prochaine pour les Français les plus touchés par la hausse des prix du carburant. "Davantage de Français seront aidés dans les semaines à venir", a promis la porte-parole du gouvernement Maud Brégeon. Oui, mais quelle est la marge de manœuvre de la France ?
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Philippe Dessertine, économiste, professeur à l’Université IAE Paris panthéon sorbonne.
Mathieu Plane, économiste Directeur adjoint du Département Analyse et Prévision à l’OFCE, enseignant à Sciences PO Paris.
Jean-Paul Chapel, éditorialiste économique à France Télévisions.
Stéphanie Villers, économiste, spécialiste des questions de Finances, conseillère économique de PwC France, un cabinet de conseils auprès des entreprises.
Le thème de l'émission :
Ormuz : la crise économique est déjà là...
Deux mois et demi après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz est toujours fermé, la situation piétine sur le plan diplomatique et les voyants économiques commencent à passer au rouge. L’Insee vient de publier ses chiffres pour le premier trimestre 2026 : le chômage est en hausse de 0,2 % et atteint 8,1 %, son plus haut niveau en cinq ans. Les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % sur un an au mois d’avril, tirés par la flambée des prix de l’énergie. La croissance française est à l'arrêt. L'activité économique a stagné au premier trimestre, et la banque centrale n'a pas fait de prévision chiffrée pour le second trimestre. Autre signe d'inquiétude, les faillites d'entreprises ont frôlé la barre symbolique des 70 000 en mars dernier, selon des données de la Banque de France.
Avec un pouvoir d’achat en recul, les courses deviennent un casse-tête pour de nombreux Français. Les boutiques sont de plus en plus désertées, et le secteur de la mode en particulier connaît une crise très profonde, marquée par une succession de redressements judiciaires et de fermetures qui fragilisent même des marques que l'on pensait incontournables. Ainsi, le chausseur Minelli vient d’annoncer la fermeture définitive de ses boutiques le 30 mai.
Dans ce contexte, le Smic va augmenter de 2,4 % le 1er juin, a annoncé ce mercredi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, soulignant qu'il s'agit d'une augmentation « mécanique » du salaire minimum, liée à la reprise de l'inflation, sans coup de pouce. Parallèlement, le gouvernement planche sur de nouvelles annonces pour soutenir le pouvoir d'achat des Français alors que les bénéfices des géants pétroliers relancent la question d’une taxation des « superprofits ». D’autres idées sont en débat, comme le blocage des prix ou la nationalisation de TotalEnergies.
Parallèlement, le Conseil de stabilité financière (FSB), l'organisme international créé dans le cadre du G20 pour surveiller les vulnérabilités du système financier, alerte sur les risques croissants du crédit privé. Dans un rapport, il pointe la trop grande opacité des opérations de financement privé, plébiscitées ces dernières années, en particulier aux États-Unis, pour financer les PME et les ETI, et aujourd'hui dans l'œil du cyclone. L'inquiétude est montée d'un cran après que le géant BlackRock, ou encore le gérant Blue Owl, ont dû plafonner les rachats de parts de fonds investis dans la dette privée. Dans une tribune publiée en mars dans le New York Times, Richard Bookstaber, ancien responsable au Trésor américain, estime non seulement que « des signes de tension systémique commencent à apparaître », mais que ceux-ci pourraient déboucher sur une crise encore plus sévère que celle des « subprimes » en 2008. Il nous a accordé une interview.
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.



































