Le 9 janvier 2010 à 21h16, les secours du canton de Vaud (Suisse) reçoivent l'appel paniqué d'un homme. Cet homme, c'est Laurent Ségalat, 45 ans, un brillant généticien français travaillant à Lausanne. Il affirme que la seconde épouse de son père, Catherine Ségalat (66 ans), a fait une terrible chute.
Lorsque les policiers arrivent au Moulin de Vaux-sur-Morges, la scène les plonge immédiatement dans la suspicion. Catherine Ségalat gît morte au bas d'un escalier très raide, le crâne fracassé, dans une mare de sang. Laurent Ségalat est couvert de griffures au visage, au cou et sur les mains. Le ménage a été fait, les policiers découvrent des serpillières ensanglantées, le sol a été lavé, et le suspect a changé de chemise avant leur arrivée.
L’ADN du généticien est retrouvé sous les ongles de la victime. Pour sa défense, Laurent Ségalat explique avoir paniqué en trouvant sa belle-mère agonisante. S'il s'est griffé et a du sang sur lui, c'est en tentant de la réanimer et de la déplacer pendant près d'une heure. S'il a nettoyé, c'est par « phobie du sang » sous le coup du choc.
Sans arme du crime ni mobile clair, l'affaire s'est transformée en une guerre d'experts médicaux.
































