"C dans l'air" vendredi 4 septembre 2026, les invités reçus par Aurélie Casse sur France 5

jean marc.verdrel Par Jean-Marc VERDREL | Rédacteur, expert de la TV
Publié vendredi 4 septembre 2026 301
"C dans l'air" vendredi 4 septembre 2026, les invités reçus par Aurélie Casse sur France 5

Aurélie Casse vous donne rendez-vous ce vendredi 4 septembre 2026 à 17:30 sur France 5 pour un nouveau numéro de “C dans l'air”. Voici le thème de l'émission et les invités qui seront reçus.

17:30 L'invité de "C dans l'air"

Aurélie Casse reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.

Ce vendredi 4 septembre 2026, Aurélie Casse reçoit Veronika Dorman, journaliste spécialiste de la Russie à Libération et ancienne correspondante à Moscou.

Malgré un front ukrainien qui s'enlise, une économie à la peine et une population qui fatigue, Vladimir Poutine semble tenté par l’escalade. Le président russe craint désormais pour sa vie et intensifie ses attaques contre les alliés européens de Kiev. A-t-il des raisons de s'inquiéter ou est-il paranoïaque ? Jusqu'où est-il prêt à aller dans cette guerre, et que prépare-t-il ?

17:45 "C dans l'air"

Aurélie Casse décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.

Les experts invités :

Lucas Menget, grand reporter, Spécialiste des questions internationales.

Joséphine Staron, directrice des études et des relations internationales du Think Tank Synopia et docteur en philosophie.

Véronika Dorman, journaliste spécialiste de la Russie à Libération, ancienne correspondante à Moscou.

Vincent Crouzet, ancien espion de la DGSE, expert en renseignement.

Le thème de l'émission :

Allemagne / Russie : « une situation proche de la guerre »

Les actes hostiles attribués à la Russie se multiplient sur le Vieux Continent, et l’Europe change de ton vis-à-vis de Moscou. Berlin, en particulier, a annoncé, le 1er septembre, des mesures de rétorsion après avoir identifié une filière russe dans un projet d’attentat qui a visé l’aéroport de Leipzig en août. « Nous sommes dans une situation proche de la guerre », a prévenu le maire de Leipzig, Burkhard Jung. Dans la foulée, Copenhague a tiré la sonnette d’alarme. La Russie prépare « activement » des actions de sabotage contre le Danemark, et particulièrement contre son industrie de défense, ont affirmé jeudi les services de renseignement du royaume scandinave. Moscou chercherait notamment à recruter des citoyens ordinaires sur les réseaux sociaux pour recueillir des informations sur des infrastructures ou des sites industriels.

L’inquiétude s’étend également aux réseaux électriques européens. La menace se précise, comme en Pologne, où une cyberattaque contre le réseau électrique a été déjouée en début d’année, évitant un blackout, ou en Allemagne, confrontée depuis plusieurs jours à de mystérieux sabotages visant son réseau à la veille d'une élection régionale cruciale en Saxe-Anhalt.

Drones explosifs, sabotage, espionnage, opérations d’influence… Ces événements ne sont plus considérés comme des incidents isolés par les Européens. À Bruxelles, Ursula von der Leyen et Kaja Kallas appellent à renforcer la réponse européenne contre « ces attaques hybrides », tandis qu’Emmanuel Macron dénonce « une ingérence » et « une guerre hybride » de la Russie.

Car la France est, elle aussi, dans le viseur. Depuis plusieurs années, les autorités françaises alertent sur la multiplication des campagnes de déstabilisation attribuées à Moscou.
Cyberattaques, désinformation, manipulations sur les réseaux sociaux, opérations clandestines : les méthodes sont multiples et évoluent rapidement. La France a déjà été confrontée à plusieurs campagnes destinées à semer le doute et à provoquer des tensions dans l’opinion, comme l’affaire des « mains rouges ». À l’approche de nouvelles échéances électorales, la menace prend une dimension particulière. Les responsables politiques et les candidats peuvent devenir des cibles privilégiées de campagnes de manipulation visant à perturber le débat public et à influencer les électeurs. Édouard Philippe, Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann, trois prétendants à l’Elysée, ont déjà été victimes ces derniers jours d’opérations russes de désinformation sur les réseaux sociaux. À gauche comme à droite, la menace inquiète, alors qu’un projet de loi censé être plus dissuasif a été déposé en juillet au Sénat.

Cette guerre de l’ombre se joue également sur le terrain ukrainien. Volodymyr Zelensky a progressivement fait évoluer sa stratégie en misant de plus en plus sur les frappes en profondeur en Russie. L’objectif : atteindre les infrastructures militaires, les dépôts de munitions, les centres logistiques et les sites industriels situés loin derrière la ligne de front. En portant le conflit au cœur du territoire russe, Kiev cherche à perturber la machine de guerre de Vladimir Poutine et à rendre la guerre plus coûteuse pour Moscou.

Derrière cette stratégie se trouve une transformation spectaculaire de l’industrie de défense ukrainienne. De petites entreprises capables de produire rapidement différents types de drones côtoient désormais des acteurs industriels beaucoup plus importants. C’est le cas de FirePoint, devenue l’une des entreprises emblématiques de cette nouvelle industrie de défense ukrainienne, qui développe notamment des drones de frappe à longue portée et des missiles.

Le sujet vous questionne ?

Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.

Dernière modification le vendredi, 04 septembre 2026 17:43
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