17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce lundi 14 septembre 2026, Caroline Roux reçoit Frédéric Encel, docteur en géopolitique, et professeur à Sciences Po Paris. Il organise ce week-end les 11e rencontres géopolitiques de Trouville-sur-Mer.
La prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthistes pose de nombreuses questions. Les combattants soutenus par l'Iran se sont emparés de ce passage stratégique vendredi. Un nouveau bouleversement dans la région et pour l’économie mondiale déjà fortement perturbée de l’autre côté de la péninsule arabique, au niveau du détroit d’Ormuz. Autre point de blocage, l’oléoduc saoudien Est-Ouest, qui permet de contourner le verrouillage du détroit d’Ormuz est désormais fermé car des drones l’ont attaqué. Quelles seront les conséquences géopolitiques, mais aussi économiques de la situation ? Cela signifie-t-il que les Américains ne sont plus capables s'assurer la sécurité de leurs alliés ? Et l'Europe dans tout cela, fait-elle preuve d'impuissance ?
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Général Jean-Paul Palomeros, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN.
Lucas Menget, grand reporter.
Gallagher Fenwick, éditorialiste de politique internationale.
Marie Jego, journaliste au Monde, ancienne correspondante à Moscou.
Sonia Dridi, (en Duplex de Washington), correspondante aux États-Unis - LCI et France 24.
Le thème de l'émission :
Un train visé à deux kilomètres de la Pologne et des personnalités politiques occidentales frôlées par les bombes. L’Ukraine et la Pologne ont dénoncé, ce dimanche 13 septembre, des frappes russes qui ont endommagé un train de voyageurs à destination de Varsovie, à la gare de Iagodyne, tout près de la frontière avec la Pologne, où un autre convoi transportant des personnalités européennes venait de passer.
Selon l’opérateur ferroviaire ukrainien Ukrzaliznytsia, le train diplomatique transportait d’anciens dirigeants européens, dont les anciens Premiers ministres Boris Johnson (Royaume-Uni) et Carl Bildt (Suède), ainsi que des ministres, des parlementaires et des diplomates dépêchés par des membres de l’Union européenne (UE) et de l’Otan. Le train avait quitté la gare de Iagodyne plus tôt que prévu, en raison de l’ajustement en temps réel des horaires face à la menace de frappes russes. L’ex-directeur de la CIA David Petraeus était, quant à lui, transporté dans un train à part, toujours stationné en gare lors de l’attaque.
Qui était visé lors de cette attaque ? Que s’est-il passé ? Que cherche Moscou en frappant aux portes de l’Otan ? Ces attaques ont « un but très clair : intimider les Européens, les décourager et surtout les désunir », a déclaré Jean-Noël Barrot en marge d’un sommet sur l’Arctique en Finlande, soulignant que ces frappes ont eu lieu « au moment où l’Ukraine accueillait un grand forum de soutien économique, auquel participait un grand nombre de représentants d’entreprises et de représentants diplomatiques venus du monde entier, et singulièrement d’Europe ».
« Une frappe de drone contre un train constitue une escalade calculée de la part de Poutine », affirme de son côté le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius. « Ce que fait Vladimir Poutine est dangereux. Il le sait, et c’est pour cela qu’il le fait », a-t-il ajouté.Car depuis plusieurs semaines, les signaux se multiplient. Menaces, incursions de drones, opérations hybrides : Moscou semble chercher à mesurer jusqu’où l’Europe est prête à aller dans son soutien à l’Ukraine.
Le 11 septembre, Vladimir Poutine a ainsi averti que l’envoi de troupes européennes en Ukraine pourrait conduire à une guerre. Dans le même temps, les accusations d’actions de déstabilisation sur le territoire européen se multiplient.
La Pologne se trouve en première ligne. Son Premier ministre, Donald Tusk, a appelé dimanche à prendre au sérieux le risque d’une nouvelle « escalade ». Le pays est déjà régulièrement confronté à des incidents impliquant des drones, certains venant s’écraser sur son territoire après avoir été détournés ou avoir franchi sa frontière.
Face à cette menace, Varsovie accélère son réarmement. Mais la réponse polonaise ne se limite pas aux équipements militaires. Le gouvernement cherche également à préparer sa population à l’hypothèse d’un conflit de grande ampleur. Des programmes de formation sont proposés aux civils, tandis que de plus en plus de Polonais s’initient au maniement des armes et aux réflexes nécessaires en cas de crise.
La question de la préparation ne concerne d’ailleurs pas uniquement les pays directement voisins de la Russie. En France, les entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies de défense se développent également.
À La Rochelle, la start-up Shark Robotics s’est associée à l’Ukrainien Tencore pour codévelopper un robot de défense destiné aux armées européennes. Des technologies qui témoignent d’une nouvelle réalité : face à la multiplication des menaces, les Européens cherchent à adapter leurs capacités militaires et à accélérer leur préparation.
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.

































