17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce lundi 21 septembre 2026, Caroline Roux reçoit Melissa Bell, journaliste spécialiste des relations internationales, correspondante de CNN en France, qui publie "Sous influence américaine", aux éditions First.
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Général Nicolas Richoux, ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin.
Marion Van Renterghem, grand reporter, chroniqueuse à L’Express.
Marie Jego, journaliste au Monde, ancienne correspondante à Moscou.
Aurélien Duchêne, consultant en géopolitique et défense.
Le thème de l'émission :
Alors que la Russie promet d’intensifier ses frappes contre Kiev après la vaste attaque de drones ukrainiens menée ce week-end, le président ukrainien Volodymyr Zelensky alerte sur le risque d’une extension du conflit. « La Russie envoie de nombreux signaux qu’elle est prête à étendre la guerre », a-t-il déclaré ce lundi. « Nous devons continuer à faire pression sur l’agresseur pour mettre fin à la guerre. » Mais, a-t-il ajouté, « la diplomatie doit agir en parallèle ».
Volodymyr Zelensky entend profiter des réunions prévues cette semaine à l’Assemblée générale des Nations unies pour « discuter de la manière d’atteindre la paix par des efforts conjoints ». Une rencontre avec Donald Trump est prévue ce lundi à New York. Au menu : la guerre en Ukraine et les éventuelles mesures de désescalade.
Sur le terrain, pourtant, la tension monte. Les bombardements s’intensifient et les frappes russes se rapprochent de l’ouest de l’Ukraine, jusqu’aux portes de la Pologne. Samedi, l’armée polonaise a déclenché « des opérations aériennes militaires préventives pour protéger son espace aérien alors que la Russie mène des frappes contre l’Ukraine ». Quelques jours plus tôt, le Premier ministre polonais avait tiré la sonnette d’alarme. Selon les évaluations des services de renseignement, Moscou planifierait de frapper plusieurs pays du flanc est de l’Otan avec des missiles et des drones, avant de faire passer ces attaques pour des accidents.
Face aux menaces russes, la Pologne est en alerte. Pour mesurer cette inquiétude sur le terrain, nos journalistes se sont rendus dans l’est du pays, notamment à Wyryki. C’est ici qu’une maison a été touchée, le 10 septembre dernier, par un missile polonais tiré pour tenter d’intercepter des drones russes. Une dizaine d’appareils avaient alors pénétré dans l’espace aérien polonais.
Plus au nord, à la frontière avec la Biélorussie, le même climat d’inquiétude règne à Zubrzyca Wielka. Dans cette région, les perturbations du GPS et du réseau téléphonique sont devenues fréquentes. Plus inquiétant encore : certains habitants affirment que les appels passés au 112, le numéro d’urgence, peuvent être redirigés vers les autorités biélorusses.
Les autorités locales accusent Minsk d’être à l’origine de ces perturbations et y voient une possible stratégie destinée à inquiéter et déstabiliser la population. Une illustration de cette guerre hybride qui se joue aussi dans l’ombre. Pour mieux comprendre cette guerre invisible, les journalistes de C dans l'air ont rencontré Marcin Wywrwal, journaliste d’investigation pour le média en ligne Onet. Il revient sur plusieurs actes de sabotage commis en Pologne et que les autorités polonaises attribuent à la Russie.
Cette inquiétude dépasse désormais les frontières de la Pologne, et gagne aussi la France. « La menace de guerre hybride que livre la Russie » est « réelle » et « documentée », a assuré ce lundi le ministre de l’Intérieur, après l’annonce par Emmanuel Macron d’un plan de protection des infrastructures critiques. Vendredi dernier, le chef de l’État a réuni à l’Élysée les candidats à l’élection présidentielle et les chefs de formations politiques pour une présentation confidentielle de l’état de la menace. Il a mis en garde face à la « nature de l’agressivité russe et des menaces en Europe » qui « change », et prévenu que nul pays européen n’est à l’abri.
Cyberattaques, sabotages, opérations de désinformation, provocations aériennes… Les formes de cette guerre hybride se multiplient. Depuis la tentative d’attaque par un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de Leipzig en août dernier, la pression semble s’intensifier. La semaine dernière, un train reliant Kiev à Varsovie a été frappé par un drone russe aux portes de la Pologne. Ces derniers jours, des survols de drones ont également perturbé le trafic dans plusieurs aéroports, notamment à Charleroi, au Luxembourg, ainsi qu’à Lublin et Rzeszów, en Pologne. Une succession d’incidents qui pose une question : jusqu’où la Russie entend-elle étendre cette guerre hybride en Europe ?
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.
































