"C dans l'air" lundi 5 octobre 2026, sommaire et invités reçus par Caroline Roux sur France 5

jean marc.verdrel Par Jean-Marc VERDREL | Rédacteur, expert de la TV
Publié lundi 5 octobre 2026 305
"C dans l'air" lundi 5 octobre 2026, sommaire et invités reçus par Caroline Roux sur France 5

Ce lundi 5 octobre 2026, France 5 diffusera un nouveau numéro du magazine “C dans l'air”. Voici le thème de l'émission et les invités qui seront reçus par Caroline Roux.

17:30 L'invité de "C dans l'air"

Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.

Ce lundi 5 octobre 2026, Caroline Roux reçoit Jérôme Guedj, député de l’Essonne, candidat à l’élection présidentielle, et auteur de "La République, c’est nous", aux éditions de l’Observatoire.

17:45 "C dans l'air"

Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.

Les experts invités :

Jérôme Jaffré, politologue, chercheur associé au CEVIPOF.

Damien Delseny, rédacteur en chef adjoint en charge du service police-justice du Parisien.

Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP.

Vanessa Schneider, grand reporter au Monde.

Le thème de l'émission :

C’est une semaine politique des plus périlleuses qui débute pour le gouvernement de Sébastien Lecornu. Déçue par ses discussions avec le ministre de l’Éducation nationale vendredi, l’Union syndicale lycéenne (USL) a appelé à « intensifier » le mouvement de blocage des établissements. Le syndicat a ainsi promis un « acte III massif, prudent et déterminé dans tous les lycées du pays » ce mardi 6 octobre. Au cœur des revendications, il y a notamment la demande de moyens supplémentaires, de meilleures conditions d’études et la fin de Parcoursup, la plateforme automatisée d’inscription dans l’enseignement supérieur.

Déjà rejoints la semaine dernière par des étudiants, les lycéens ne seront pas seuls à manifester ce mardi. Ils pourront compter sur le soutien d’une intersyndicale de l’Éducation nationale (FSU, la CGT, FO, la CFDT, l’Unsa, Sud et Solidaires), de la Confédération paysanne, du syndicat Solidaires et de la CGT, qui ont appelé à se joindre au mouvement. Sur TF1, lundi, Sophie Binet a expliqué que les militants de la CGT seront dans la rue pour « protéger les lycéennes et lycéens, parce que nous avons été scandalisés de ce que nous avons vu depuis dix jours et de cette répression inédite que le gouvernement a organisée ». « On n’envoie pas les policiers pour déloger des lycéens et des lycéennes qui expriment des revendications », a-t-elle ajouté.

Alors que le mouvement lycéen entre dans sa troisième semaine, le risque est grand pour le gouvernement de voir les multiples colères qui secouent le pays se coaliser pour exprimer un « ras-le-bol » général. À la veille de la « mobilisation intersyndicale », les blocages sont particulièrement scrutés par le gouvernement. Ce lundi, en fin de matinée, sur les 3 700 lycées du pays, 413 établissements scolaires font ou ont fait l’objet d’actions ou de perturbations, a indiqué le ministère de l’Éducation nationale. Le Premier ministre, de son côté, a adressé dimanche une feuille de route à plusieurs de ses ministres dans laquelle il ouvre cinq chantiers : remplacement des enseignants, état du bâti ou encore emplois du temps jugés parfois bancals. Il a annoncé convoquer également une réunion ce mardi avec les présidents de région sur la rénovation des établissements scolaires et a réclamé à ses ministres de premières propositions d’amélioration de Parcoursup d’ici à la fin octobre. Le tout avec « 1,2 milliard d’euros supplémentaires pour l’Éducation nationale » prévus sur le budget 2027.

« En parallèle », le Premier ministre a précisé que l’examen du projet de loi « casseur-payeur » démarrera. Ce texte prévoit de rendre collectivement responsables les participants à un attroupement des dégradations qui y sont commises, sans qu’il y ait à prouver qu’ils en sont les auteurs. Il sera examiné au Sénat le 27 octobre, a annoncé la porte-parole du gouvernement ce lundi matin sur Europe 1. Une mesure que la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a qualifiée ce matin sur TF1 de « populiste ».

Depuis le début du mouvement, l’exécutif recense 5 000 interpellations, dont environ 85 % de mineurs. En tout, 24 établissements ont été « incendiés ou saccagés » et « 78 personnels de l’Éducation nationale blessés », « généralement par des personnes extérieures » aux lycées concernés, selon le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. Plusieurs syndicats et des associations, comme la Ligue des droits de l’Homme, accusent, eux, le gouvernement de « réprimer » les lycéens avec une brutalité « disproportionnée », pour faire taire des revendications « légitimes ». Lundi, l’association a dénoncé une « dérive globale par rapport à l’État de droit, le non-respect du cadre légal ».

La mobilisation va-t-elle s’essouffler ou se renforcer ? À quoi faut-il s'attendre ce 6 octobre ? Quelle stratégie du maintien de l'ordre ?

Le sujet vous questionne ?

Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.

Dernière modification le lundi, 05 octobre 2026 16:17
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