17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce mardi 6 octobre 2026, Caroline Roux reçoit Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Education nationale, professeur de droit public à l'Université de Paris-Panthéon-Assas, auteur de "La Démocratie et la fureur", aux éditions Plon.
Après des dizaines de milliers de manifestants en région, les lycéens ont à leur tour pris la rue mardi après-midi à Paris, rejoints par des parents, des profs, des étudiants et des syndicalistes, pour réclamer davantage de moyens pour l'éducation. Les défilés, où se comptent de nombreux slogans dénonçant la répression policière, se déroulent sous haute surveillance des autorités, qui ne parviennent pas à répondre à la colère après déjà plusieurs jours de tensions et d'affrontements. Au total, 891 lycées sur les 3.700 du pays ont vu leurs cours "être suspendus, soit totalement, soit partiellement, toutes causes confondues" mardi, a indiqué le ministère de l'Education. Les lycéens dénoncent l'insalubrité de certains bâtiments, des classes et des emplois du temps surchargés, des professeurs non remplacés ou encore les inégalités liées à Parcoursup.
Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Education nationale, est l'invité de C à vous. Il réagira pour la première fois au mouvement.
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Frédéric Dabi, directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP.
Soazig Quemener, rédactrice en chef à La Tribune Dimanche.
Richard Werly, éditorialiste à Blick.ch.
Laurent Valdiguié, journaliste d’investigation à Marianne.
Le thème de l'émission :
Du professeur non remplacé au plafond de l’établissement qui s’écroule, en passant par les emplois du temps à rallonge et Parcoursup : des milliers de lycéens et étudiants étaient dans la rue ce mardi, un peu partout en France, déterminés à faire entendre leurs revendications. Une colère qui ne s’exprime pas contre une réforme — c’est bien la difficulté du gouvernement — mais qui raconte une angoisse partagée par la jeunesse, rejointe dans les cortèges ce mardi par les syndicats présents pour les protéger. Professeurs, personnels de l’éducation, mais aussi de nombreux parents d’élèves ont défilé à leurs côtés, pas toujours très sereins après les scènes de violence des derniers jours et les graves blessures de certains.
Depuis le début du mouvement lycéen, dix enquêtes ont été confiées à l’IGPN, la police des polices. 215 adolescents ont été blessés et plus de 700 forces de l’ordre, d’après les services du Premier ministre. Laurent Nuñez a assuré ce mardi matin, au micro de France Inter, que les réponses des forces de l’ordre « sont proportionnées ». « On a dépassé les 6 000 interpellations, il y a eu énormément d’interventions et les choses se passent sans dégâts majeurs », a-t-il ajouté avant d’être auditionné dans l’après-midi par la commission des lois du Palais-Bourbon sur la stratégie du maintien de l’ordre. « L’ultra-violence a frappé à la porte de ces lycées, cette ultra-violence doit être condamnée sans condition », a affirmé le Premier ministre ce mardi dans l’Hémicycle. « Il faut une réponse politique, pas policière », lui a rétorqué la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, avant de réclamer la démission du ministre de l’Intérieur.
Le chef du gouvernement a ouvert dimanche soir cinq chantiers : transparence de Parcoursup, rénovation des bâtiments, remplacement des profs absents… Le chef du gouvernement a dit attendre des résultats dès la fin du mois d’octobre. D’ici là, il a annoncé ce mardi une suspension des cours en fin de semaine pour « un temps de démocratie interne ».
À la veille de la manifestation nationale, une plateforme commune intitulée « Les revendications de la jeunesse, dix mesures d’urgence », initiée par l’Union étudiante, en lien avec l’Union syndicale lycéenne (USL) et signée par l’UNEF et Solidaires étudiants, a été mise en ligne. L’initiative doit servir de « base de travail » au gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027, a affirmé l’Union étudiante.
Jusqu’où ira la contestation lycéenne ? Quelle est la stratégie du maintien de l’ordre ? C dans l'air est allé à la rencontre de plusieurs enseignants, qui étaient nombreux dans les cortèges. Que pensent-ils du mouvement ? Quelles sont leurs revendications ? Enfin, les appels à se mobiliser le samedi 17 octobre fleurissent sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, alimentés par la hausse du prix des carburants et un « ras-le-bol » général face au coût de la vie. Que sait-on de l’origine de cet appel ?
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.

































