Mathilde Seigner parle de son rôle dans “Le temps est assassin” dès le 29 août sur TF1

Mis en ligne par vendredi 9 août 2019 1350
Mathilde Seigner parle de son rôle dans “Le temps est assassin” dès le 29 août sur TF1

Trois ans après “Sam”, Mathilde Seigner signe sa deuxième collaboration avec TF1 en incarnant l’une des héroïnes de la mini-série événement de la rentrée : “Le temps est assassin”. Elle y incarne Clotilde, une femme tenace, au tempérament fort, dont elle partage de nombreux traits.

Parlez-nous de votre personnage, Clotilde. Qui est-elle ?
Clotilde est l’unique rescapée d’un accident de la route qui a causé la mort de ses parents et de son frère en Corse, lorsqu’elle avait 16 ans. Vingt-cinq ans plus tard, son mari, Franck, et elle partent rejoindre leur fille, Valentine, sur place. Dès son arrivée, les incidents se succèdent jusqu’au jour où elle reçoit une lettre écrite de la main de sa mère, Palma, présumée morte en 1994. Encore traumatisée par ce drame qui hante toujours ses jours et ses nuits, elle décide de mener sa propre enquête comme une flic, pour comprendre ce qui s’est réellement passé à l’époque… Si elle paraît blessée et fragile, elle a aussi une volonté de fer et elle va se transcender pour découvrir la vérité.

Vous reconnaissez-vous en elle ?
Il y a beaucoup de Clotilde en moi. Je partage sa ténacité et son tempérament. Je suis à la fois une femme et une actrice entière ; cela m’a aidée à façonner mon personnage. Il y a des rôles qui ne nécessitent pas beaucoup de composition et celui de Clotilde en fait partie. Tout comme elle, je crois que pour aborder sereinement l’avenir, il faut d’abord régler ses comptes avec le passé. Dans la vie, pour avancer, il faut toujours dire les choses. J’ai toujours été inspirée par la citation : «Les mots ne tuent pas, c’est de les retenir qu’on meure». C’est une phrase que je n’ai jamais oubliée car je pense exactement la même chose. En gardant des secrets enfouis comme des poids impossibles à soulever, on n’avance pas, on stagne.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette libre adaptation du bestseller de Michel Bussi ?
C’est un brillant polar méditerranéen. Le sujet est fort, les personnages sont charismatiques et les caractères, bien trempés. Sur une terre de non-dits, le poids du clan est très lourd à porter, les secrets et les mensonges sont légion et l’identité corse est pleine de sens. Cette fiction a de la gueule.

Quels souvenirs gardez-vous de ce tournage et de vos partenaires ?
Ce fut un tournage fabuleux. J’ai adoré ! Ces cinq mois en Corse ont été rythmés par des scènes mêlant différentes palettes d’émotions. On a tourné des scènes d’action très haletantes, psychologiquement complexes à interpréter… Mon personnage prend beaucoup de risques : elle se fait tirer dessus, elle est prise en chasse sur les routes sinueuses de Corse… Ce tournage fut loin d’être une sinécure même si nous avons tourné dans des lieux absolument extraordinaires. J’ai découvert Caterina Murino qui interprète ma mère, Palma. Je l’aime beaucoup car elle incarne à merveille le talent et la beauté italienne. J’étais très heureuse de retrouver Fred Testot, mon partenaire dans Sam, même si nous n’avons pas partagé beaucoup de scènes ensemble. J’avais très envie de jouer aux côtés de Thierry Godard, qui incarne mon mari, et de Zoé Marchal, qui interprète ma fille. Je les adore ! Il y a une filiation physique formidable entre nous trois et du coup, notre famille paraît tout à fait crédible à l’image. J’ai travaillé en totale confiance avec les productrices et toutes les conditions étaient réunies pour que cette saga familiale soit une réussite. J’espère vraiment que le succès sera au rendez-vous car nous nous sommes tous beaucoup investis dans ce projet. C’est pour incarner des rôles comme celui de Clotilde que je suis actrice. J’affectionne les personnages riches. La légèreté, c’est sympathique de temps en temps, mais incarner des rôles profonds est plus intéressant.

Quel regard portez-vous sur la fiction télévisée ?
Je trouve qu’elle monte en gamme. La France fait des progrès et TF1, en particulier. Si le sujet m’intéresse, je n’hésite pas une seconde. Après Sam et Le temps est assassin, j’aurai plaisir à collaborer à nouveau avec la chaîne car comme le dit le proverbe : «Jamais deux sans trois». J’ai d’ores et déjà un projet en 2020 avec Yves Rénier pour le tournage d’un unitaire. Puis, je serai de retour sur le grand écran pour Un tour chez ma fille, la suite de Retour chez ma mère, d’Eric Lavaine.

Propos recueillis par Vanessa Vincent, TF1

“Le temps est assassin”, à découvrir sur TF1 dès le jeudi 29 août à 21:05.