Sylvie Testud évoque son rôle dans “Peur sur le lac” dès le 9 janvier sur TF1

Mis en ligne par mercredi 25 décembre 2019 1103
Sylvie Testud évoque son rôle dans “Peur sur le lac” dès le 9 janvier sur TF1

Si elle fait partie des visages familiers du grand écran avec 101 films à son actif, la comédienne Sylvie Testud a très peu fréquenté le petit écran. Dans “Peur sur le lac”, pour sa première sur la chaîne TF1, elle campe un médecin-colonel de l’Armée qui doit enrayer le virus Ebola. Rien que ça ! Un rôle inattendu qui lui a tout de suite plu, tout comme l’intrigue de ce troisième volet !

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez découvert votre rôle ?
Je connais Jérôme Cornuau, le réalisateur, depuis quinze ans. Nous devions même faire un film ensemble. J’apprécie beaucoup son travail. Aussi, j’étais très intriguée par ce qu’il avait imaginé pour cette fiction. Lorsqu’il m’a fait passer le scénario, j’ai trouvé l’intrigue originale et bien ficelée. Et lorsque j’ai compris quel rôle il pensait me confier : celui d'un médecin-colonel de l’Armée, dépêchée sur Annecy pour contenir le virus Ebola, avec des scènes de huit pages, je me suis dit que je n’y arriverai jamais !

Quelle place occupe Alice Wagner dans le récit ?
Dans cette dystopie où tout vire assez vite au cauchemar, mon personnage occupe une place assez centrale, car c’est par lui que la nouvelle arrive ! Les habitants d’Annecy sont victimes d’une souche du virus Ebola. Rompue à l’exercice et aux procédures d’urgence extrême, je doit pouvoir régler la situation et contenir l’épidémie. Mais malgré le savoir, on peut se tromper et faire les mauvais choix. C’est intéressant à jouer pour un comédien. Censé garder la tête froide en toutes circonstances, mon personnage incarne la fonction avant la femme. J’ai insisté pour apparaître dès les premières scènes en treillis et non en uniforme.

Que connaissiez-vous du virus Ebola ?
Comme tout le monde, j’avais entendu parler de ce virus. Quant à en connaître les contours, le temps d’incubation, etc., j’avoue avoir appris des choses que j’ignorais totalement. Maintenant, je suis incollable ! Même si le métier de comédien implique de maîtriser toutes sortes de textes, je dois dire que mémoriser le jargon médical n’était pas évident. Il a fallu s’y astreindre. Je ne pouvais tout de même pas avoir le nez dans le Vidal toutes les cinq minutes !

Quelles ont été les conditions du tournage ?
Avec tout le matériel déployé, les tentes et les équipements, nous étions immergés dans le concret. Le dispositif était impressionnant. J’ai tourné pendant 5 semaines et au contraire de mes camarades, la canicule ne m’a pas du tout gênée. Moi, je crains plutôt le froid.

Aviez-vous déjà eu l’occasion de travailler avec les autres comédiens de cette fiction ?
Pas du tout. Je ne connaissais personne ! Mais on dit souvent que le ton est donné par le metteur en scène et l’ambiance par les rôles principaux. Je les ai trouvés très sympathiques et pour certains extrêmement drôles. Je me rappelle quelques fous rires mémorables. Ce sont aujourd’hui des amis.

Dans une série, l’histoire peut prendre son temps…

Quel regard portez-vous sur les séries TV, en tant qu’actrice, mais aussi téléspectatrice ?
Je trouve très agréable de jouer dans une série, parce que le personnage se déploie sur la longueur. Il y a des points de détail très intéressants à jouer pour un acteur. L’histoire peut prendre son temps. En revanche, je regarde assez peu la télé, faute de temps. J’ai malgré tout succombé à Tchernobyl, Homeland et j’ai quand même vu Game of Thrones !

Quelle est votre actualité ?
Je joue en ce moment L’Heureux Stratagème, une pièce de Marivaux au théâtre Edouard VII à Paris, et j’ai également des projets en cours autant pour le cinéma et que pour la télévision…

Propos recueillis par Sophie Ricaume, TF1