Carole Bouquet évoque son rôle dans “Grand Hôtel”, la nouvelle série de TF1

Mis en ligne par mercredi 12 août 2020 1198
Carole Bouquet évoque son rôle dans “Grand Hôtel”, la nouvelle série de TF1

Agnès Vasseur est à la tête du “Grand Hôtel” à découvrir sur TF1 jeudi 3 septembre à 21:05. Elégante, glaciale et autoritaire, elle est prête à tout pour préserver l’empire familial. Carole Bouquet se glisse dans la peau de cette femme de pouvoir, dépourvue d’états d’âme, avec un plaisir non dissimulé.

On ne vous avait pas vue dans une série depuis «La Mante». Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce projet ?
Les acteurs avec lesquels j’allais travailler étaient un vrai atout. J’en connaissais certains, comme Hippolyte Girardot que j’adore. On est très complices et on rit beaucoup ensemble. J’écoute régulièrement son émission à la radio mais nous n’avions pas encore eu la chance de travailler ensemble. J’avais eu l’occasion de voir le travail de comédienne de Solène Hébert, qui interprète ma fille, et apprécié son jeu. Ensuite, dès le début du projet, j’ai adhéré à cette envie de faire une série populaire mais en même temps avec un rythme fou.

Comment décririez-vous Agnès Vasseur ?
Cette mère de famille de trois enfants règne sur le Grand Hôtel comme sur son clan : avec froideur et sans états d’âme ! Autoritaire, elle affiche cependant en permanence un grand sourire et ne s’énerve jamais. Son naturel et son impassibilité, même quand elle accomplit des actes monstrueux, sont totalement déconcertants. Elle se fixe très peu de limites pour arriver à ses fins. Elle use de manipulation et ne se sent jamais coupable lorsqu’il s’agit de sauver l’affaire familiale.

C'est le genre de rôle qui m'amuse !

Comment avez-vous abordé ce personnage ?
Jouer une méchante avec un grand sourire, c’est tout à fait le genre de rôle qui m’amuse ! Je la défends énormément et la rends très aimable. Agnès Vasseur peut être perçue comme un monstre qui n’a pas conscience de ses actes ou comme un monstre qui assume avec le sourire. Je me suis beaucoup amusée à l’interpréter le plus simplement et le plus horriblement du monde ! Toutes les scènes où ses proches lui font des reproches m’amusent. Elle n’est ni bouleversée, ni déstabilisée. Elle ne se soucie pas de ce qu’ils pensent. En tant qu’actrice, interpréter un personnage qui commet des atrocités mais qui est en apparence charmant, souriant et poli est très plaisant. La duplicité est toujours très amusante à jouer.

Vous êtes entourée de jeunes comédiens. Comment s’est passée la collaboration avec eux ?
Ils sont tous très talentueux. Solène Hébert est extraordinaire ; Victor Meutelet époustouflant ; Alain-Fabien Delon, un acteur incroyablement doué. C’est le plus jeune de tous. Je n’avais jamais eu l’occasion de le rencontrer. Ces jeunes talents participent à la qualité de cette série. Deux metteurs en scène se sont relayés et ont apporté chacun beaucoup d’énergie. Yann Samuell a porté le projet et nous a dirigé lors de toute la première partie du tournage avant les deux mois d’arrêt à cause du confinement. Puis nous avons repris avec Jérémy Minui. Enthousiaste et joyeux, il est arrivé avec une énergie incroyable. J’ai l’impression que, comme Obélix, il est tombé dedans quand il était petit ! Il a des envies très précises et de nombreuses références cinématographiques. Il vous donne envie de faire, d’y aller.

Une grande partie du tournage s’est déroulée dans le cadre magnifique de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Quel souvenir en gardez-vous ?
Nous avons tourné là-bas jusqu’à l’interruption et c’était un rêve absolu. Il faisait beau. J’étais à Saint-Jean-Cap-Ferrat même, près de la villa Kérylos que j’allais visiter tous les jours. J’étais comme en villégiature car même si les horaires de tournage étaient très matinaux, se réveiller face à la Méditerranée limpide dans ce très beau décor apporte une autre dimension. C’était un tournage très agréable et un rêve de travailler dans cet environnement.

Quels sont vos projets ?
Je vais jouer Bérénice au théâtre et j’ai tourné dans En thérapie, l’adaptation de la série israélienne BeTipul réalisée notamment par Eric Toledano et Olivier Nakache pour Arte.

Propos recueillis par Karelle Bourgueil, TF1.

Dernière modification le dimanche, 30 août 2020 14:54
Publié dans Séries, Interviews