L'histoire en quelques lignes...
1836. Le Texas, province du Mexique, se rebelle et proclame la République.
Le général Sam Houston tente de constituer une armée avant l’arrivée des troupes du général Lopez de Santa-Anna. Pour lui en donner le temps, le colonel Travis investit un vieux monastère espagnol à Alamo afin d’établir une première ligne de défense. Le colonel Bowie puis l'aventurier Davy Crockett se joignent à lui. Mais leurs caractères entiers se heurtent au tempérament autoritaire de Travis. Santa-Anna arrive enfin. Son armée totalise sept mille hommes. Les volontaires d’Alamo sont 185.
Lorsque le général demande la reddition du fort, Travis répond par un coup de canon. Le siège s'engage…
Épopée
Grand western épique et patriotique, Alamo est le premier film réalisé, produit et interprété par John Wayne.
Lorsque le tournage débute, en 1960, l’acteur vedette travaille au projet depuis quinze ans – il y a engagé sa fortune personnelle. À ses yeux, la défense du fort est l’un des épisodes les plus glorieux de l’histoire des États-Unis. Avec Alamo, il élève ce fait d’armes au rang de mythe, donnant au film la dimension d’une épopée. On a souvent évoqué à son propos le nom de John Ford. Le rapprochement n’a rien de surprenant : John Wayne tourna plus de dix films avec le cinéaste, dont il fut longtemps l'acteur fétiche.
Ce western vaut le détour pour ses spectaculaires scènes de batailles. John Wayne y a mis les moyens : 12 millions de dollars, quatre-vingt-un jours de tournage et quatre mille figurants qui ont reçu pour l'occasion une formation militaire. Pourtant, le film est un échec à sa sortie. Wayne, ruiné, dut se remettre d’arrache-pied au travail.
Le film figure toutefois sur la liste des westerns les plus profitables, l’échec en salles ayant été largement compensé par la vente aux chaînes de télévision.


































