L'histoire en quelques lignes...
Claire, une femme de quarante-neuf ans qui vit seule, est sage-femme dans une maternité dont la fermeture est programmée. Béatrice a été la maîtresse de son père, qui s'était suicidé quelque temps après le brusque départ de Béatrice. Après trente ans de silence, les deux femmes vont se retrouver.
Malgré son âge et sa santé précaire, Béatrice est fantasque et totalement immature. Claire, quant à elle, mène une vie rangée de bon Samaritain entre son hôpital et son appartement de Mantes-la-Jolie. Elle a un fils, Simon, qui fait des études de médecine, de même que sa copine enceinte. Claire commence à nouer une liaison avec Paul, un camionneur cinquantenaire.
Expulsée de l'appartement où elle était hébergée, l'extravagante Béatrice s'installe chez Claire.
Naissances et renaissance
Deux femmes que tout oppose, dont la confrontation produira des étincelles – et, peut-être, une nouvelle naissance à soi-même… Si la recette est classique, Martin Provost (réalisateur du très acclamé Séraphine) la renouvelle pour le meilleur dans une comédie dramatique illuminée par les interprétations de deux immenses "Catherine", qu’il réunit pour la première fois à l’écran. Souvent irrésistible de drôlerie, Catherine Deneuve s'y montre royale en noceuse sans gêne et sans attaches qui brûle la vie par les deux bouts, tandis que Catherine Frot touche au cœur dans ce rôle de femme consciencieuse et dévouée, dont le caractère paraît s’incarner entièrement dans sa vocation de maïeuticienne.
Martin Provost, qui signe également le scénario du film, l’a dédié à la sage-femme qui lui a sauvé la vie à sa naissance et qui a inspiré le personnage de Claire. Tenant à filmer sous un angle naturaliste cette profession exigeante et profondément humaine, le cinéaste a choisi de faire entrer dans la fiction plusieurs scènes d’accouchement réelles auxquelles Catherine Frot s’est longuement préparée, ce qui leur confère une émotion et une vérité toutes particulières.


































