“Idoménée, roi de Crète” de Mozart au Festival d'Avignon 2022, samedi 16 juillet sur ARTE

Mis en ligne par jeudi 14 juillet 2022 873
“Idoménée, roi de Crète” de Mozart au Festival d'Avignon 2022, samedi 16 juillet sur ARTE

Prisonnier d’une promesse faite à Neptune, le roi Idoménée est confronté à un cruel dilemme… Depuis le Théâtre de l’Archevêché, le plus romantique des opéras de Mozart, mis en scène par Satoshi Miyagi et dirigé par Raphaël Pichon, avec la soprano Sabine Devieilhe, s’annonce comme l’événement lyrique de l’édition 2022 du festival aixois. À voir sur ARTE samedi 16 juillet à 22:40.

Alors que la guerre de Troie vient de s’achever, le souverain crétois Idoménée a pris la mer pour rentrer dans son royaume, où l’attend son fils Idamante. Ce dernier y retient prisonnière la Troyenne Ilia, fille du roi Priam, qu’il a sauvée de la mort. Tous deux sont tombés amoureux, au grand désespoir d’Électre, qui rêve de conquérir le cœur du jeune prince.

Pris dans une féroce tempête, Idoménée promet au dieu Neptune qu’il sacrifiera le premier homme qu’il verra à terre s’il échappe au naufrage. Quand il arrive à bon port, c'est Idamante, son propre fils, qui s'avance pour l’accueillir…

Meilleurs auspices

Considéré comme le premier des opéras de la maturité de Mozart, Idoménée, roi de Crète est né sous les meilleurs auspices.

Pour sa création, en 1781 au Théâtre Cuvilliés de Munich, le compositeur autrichien bénéficie d’une pléiade d’interprètes hors pair : le meilleur orchestre du monde, dit-on alors, mais aussi des chanteurs, un chœur et des danseurs de ballet exceptionnels. Pourtant, le premier grand succès lyrique de Mozart – inspiré du mythe antique d’Idoménée, popularisé par une tragédie de Crébillon en 1705 – est loin d’être le plus représenté sur les scènes mondiales.

À l’affiche pour la troisième fois seulement du Festival d’Aix-en-Provence, il se dessine comme le rendez-vous immanquable de l'édition 2022. Après Requiem, en 2019, le charismatique Raphaël Pichon dirigera à nouveau l'orchestre et le chœur Pygmalion dans la cour du Théâtre de l'Archevêché, offrant un écrin sans pareil à un brillant plateau vocal, du ténor Michael Spyres (Idoménée) à la soprano Sabine Devieilhe (Ilia), de la mezzo-soprano Anna Bonitatibus (Idamante) à la soprano Siobhan Stagg (Électre).

Fort de ses triomphes au Festival d'Avignon (Mahabharata en 2014 et Antigone en 2017), Satoshi Miyagi, qui fait là ses débuts européens à la mise en scène d'opéra, promet d’entremêler les échos romantiques de la Grèce antique et l’esthétique visuelle du Japon contemporain dans une production qui s’annonce mémorable.

Dernière modification le jeudi, 14 juillet 2022 16:57
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