Animaux : trafics en tout genre, ce samedi 12 octobre dans “Grands Reportages” sur TF1

Mis en ligne par jeudi 10 octobre 2019 1359
Animaux : trafics en tout genre, ce samedi 12 octobre dans “Grands Reportages” sur TF1

La France compte plus de 60 millions d’animaux domestiques. Près d’un foyer sur deux en possède un. Un marché si lucratif qu’il suscite l’appétit de personnes peu scrupuleuses et les trafics sont nombreux. Chiens, chats, poissons, singes, aucune espèce n’échappe à ces réseaux, avec parfois des conséquences dramatiques. Après la drogue et les armes, ce commerce serait la troisième source de revenus illégaux dans le monde. Pendant plus d’un an, les équipes de “Grands Reportages” ont suivi les investigations d’hommes et de femmes qui se battent pour mettre fin à ces trafics.

En région parisienne, Sylvain, Olivier et Cédric sont enquêteurs au sein de l’ONCFS, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage. Depuis quelques mois, ils font face à un fléau inquiétant : la détention illégale de félins. Un phénomène lié à une mode qui se développe sur les réseaux sociaux : celle de s’afficher en compagnie d’un lionceau ou d’un petit tigre. “Il y a un vrai potentiel dangereux pour le public. A l’âge adulte, ces animaux peuvent tuer quelqu’un d’un coup de griffe, et ça ce sera dans quelques mois”. Pour démanteler ces réseaux, Sylvain, Cédric et leurs collègues se lancent dans une enquête longue et difficile, entre repérage, veille sur les réseaux sociaux et perquisition.

Julien est le directeur de la cellule anti-trafic de la SPA. Chaque jour, de nombreux signalements de chats et de chiens importés illégalement en France lui parviennent. Le dernier en date concerne une nouvelle filière : un trafic présumé de yorkshire en provenance d’Ukraine : “C’est un chien de petite taille, très apprécié. On peut les acheter très peu cher dans les Pays de l’Est, et les revendre le double ou le triple en France. Plus les animaux sont demandés, plus ils sont jetés dans le trafic”. L’importation illégale de chiens peut avoir des conséquences pour la santé publique puisque la rage est encore présente dans certains de ces pays, Julien va donc se rendre en Ukraine pour en savoir plus sur le fonctionnement de ce réseau.

Jean-Yves, travaille également à l’ONCFS, dans les Bouches du Rhône. Son équipe vient de débuter une enquête sur un trafic présumé de perroquets exotiques, les aras hyacinthe. Ces perroquets sont considérés comme une espèce vulnérable dans leur pays d’origine, le Brésil. Un ara hyacinthe peut se vendre jusqu’à 12 000 euros. Un commerce juteux auquel Jean-Yves espère bien mettre fin : “Quand on cherche le profil d’un trafiquant, on peut mettre une belle page blanche, car il y a des gens de tous les milieux. Mais vu le nombre d’espèces qui disparaissent dans le monde et l’appauvrissement de la biodiversité, il y a urgence à agir, et à agir fermement”.

Dans le milieu des passionnés d’animaux, il existe un monde très fermé : celui des amateurs de reptiles. Pour se procurer des serpents dangereux, il suffit d’un clic sur internet ou tout simplement de traverser la frontière pour se rendre en Allemagne, où la législation est bien plus souple. Aux côtés de Théo, diplômé en animalerie, nous nous sommes rendus à Hamm, la plus grande bourse aux reptiles d’Europe. Ici, il est possible d’acheter un serpent venimeux pour quelques dizaines d’euros et sans aucune autorisation. Mais là encore, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage veille : une opération de contrôle de grande ampleur a lieu pour tenter d’arrêter les contrevenants.