« Violences conjugales : la fin du silence » : doc inédit à voir sur France 5 mardi 24 novembre

Mis en ligne par lundi 9 novembre 2020 975
« Violences conjugales : la fin du silence » : doc inédit à voir sur France 5 mardi 24 novembre

A découvrir mardi 24 novembre à 20:50 sur France 5, « Violences conjugales : la fin du silence », un nouveau volet de la collection documtaire “Ils font bouger les lignes” signé Olivier Delacroix.

En France, comme dans le monde entier, les violences conjugales sont un fléau dont les chiffres ne faiblissent pas. Dans notre pays, une femme sur dix est victime de violences conjugales. Insultes, coups, humiliations, jusqu’au drame ultime : le féminicide. En moyenne, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.

Olivier Delacroix part à la rencontre de familles de victimes et de survivantes. Toutes ont fait de leur histoire un combat. Personnellement, collectivement, elles s’impliquent pour aider celles qui sont prisonnières de l’enfer des violences pour qu'elles s'en échappent et brisent le silence.

Marie-Christine reçoit le premier coup de son ex-mari à l’annonce de sa grossesse. Pendant plus de 14 ans, elle va endurer les violences physiques et verbales jusqu’en 2015, où elle trouve le courage de porter plainte. Aujourd’hui, elle n’hésite pas à parler sans détour des violences conjugales à ses clientes, dans la boulangerie qu’elle a ouverte depuis son divorce.

Pendant près de 5 ans, Alison a vécu l’enfer des violences conjugales jusqu’à ce jour où elle a subit des coups devant ses filles pendant plusieurs heures.
Aujourd’hui, elle est à la tête de son association de défense et d’écoute de victimes. Elle organise des ateliers pour sensibiliser les plus jeunes aux conséquences du patriarcat.

Camille a survécu aux coups de son ex-conjoint, son premier amour rencontré à l’âge de 16 ans. Après avoir fui, elle s’est retrouvée seule, à la rue, alternant entre les centres d’hébergements d’urgence et les hôtels sociaux. Aujourd'hui, elle vit cachée dans un foyer d’accueil, toujours dans la crainte que son ex-compagnon la retrouve.

Hélène était loin de mesurer la menace qui planait sur sa sœur Marie-Alice, brillante scientifique, assassinée par son ex-compagnon et dont le corps a été retrouvé dans une valise flottant sur l’Oise. Comme 30% des victimes de féminicides, elle n’avait jamais été frappée par son compagnon avant d’être tuée. Parce qu’elle s’est retrouvée seule et démunie après le meurtre, Hélène a créé avec d’autres familles l’UNFF : l’Union Nationale des Familles de Féminicides qui vient en aide aux victimes et à leurs proches.