« Warren Beatty, une obsession hollywoodienne », dimanche 18 avril sur ARTE

Mis en ligne par samedi 17 avril 2021 1390
«  Warren Beatty, une obsession hollywoodienne », dimanche 18 avril sur ARTE

Soif de lumière, jouissance de l'ombre : les mystères d'un artiste aussi flamboyant que fuyant, qui incarne à lui seul la fascination exercée par Hollywood. A découvrir dimanche 18 avril à 22:45 sur ARTE.

De son premier grand rôle au cinéma (La fièvre dans le sang, 1961) jusqu'à Bulworth, en 1998, il aura cherché et fui avec la même ardeur les feux des projecteurs. Irrésistible incarnation du mâle américain et collectionneur de femmes, l'acteur-producteur-scénariste et, finalement, réalisateur oscarisé Warren Beatty incarne à lui seul le génie, la candeur et les excès de Hollywood.

Devenu, dès l'âge de 30 ans, grâce à Bonnie and Clyde, prince de ce royaume du cinéma qu'il a passionnément voulu conquérir, il mettra la même obstination à se dérober à ses diktats, se réfugiant dans le silence à intervalles réguliers et rejetant projets et rôles.

Sa flamboyante carrière se lit à l'aune de cette ambivalence, à l'image de la brève campagne à l'élection présidentielle de 2000 que cet homme de gauche entame avec fougue puis abandonne subitement, sans donner d'autre raison que son envie d'être ailleurs. Avec, peut-être, une exception : Reds, son deuxième film en tant que réalisateur, récompensé par trois Oscars en 1982.

Ce perfectionniste, capable de travailler des années sur un projet qui lui tient à cœur, n'est peut-être devenu star que pour convaincre les studios de faire du journaliste communiste John Reed, épouvantail de l'Amérique, le héros d'une éblouissante fresque hollywoodienne. C'est l'une des séduisantes hypothèses avancées par Olivier Nicklaus dans ce portrait romanesque composé exclusivement d’images d’archives et de séquences d’animation, qui traverse, entre modernité et nostalgie, quarante ans de cinéma.

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