« De la Grèce à la Chine, la folle odyssée du marbre », mardi 7 décembre sur ARTE

Mis en ligne par lundi 6 décembre 2021 727
« De la Grèce à la Chine, la folle odyssée du marbre », mardi 7 décembre sur ARTE

La Chine importe plus de 60 % du marbre de la planète. Des carrières du Péloponnèse à l’appartement d’un jeune couple à Qingdao, ce documentaire diffusé mardi 7 décembre à 23:45 sur ARTE retrace l’épopée d’un bloc de pierre, entre sinisation du monde et Occident fantasmé.

À la fin du XXe siècle, la Chine s’ouvre aux échanges internationaux et s’entiche du marbre, symbole de l’Occident, qui devient un marqueur de prestige et de modernité. Ancien vendeur de rue à Athènes, Zou Yong est désormais le principal client de la carrière de Didyma, l’un des sites d’extraction les plus importants du Péloponnèse.

Depuis le port du Pirée, vendu à l’entreprise chinoise Cosco en 2016, les blocs de marbre sont transportés jusqu’à la ville de Quanzhou, dont les ateliers de production d’objets-souvenirs coloriés à la main inondent la planète. À Quyang, dans la province du Hebei, "Boss" Zhen, artisan d’art national, a fait fortune dans la reproduction de sculptures occidentales, attirant une clientèle internationale.

Installé à Shuitou, le royaume de la pierre naturelle avec ses plus de cinq mille usines travaillant le marbre, le calcaire et le granit, le Français Laurent Sebban bâtit d’incroyables répliques de châteaux et de palaces pour de riches entreprises et particuliers chinois. Mais la classe moyenne court aussi après ce rêve marbré, à l’instar de Weijie et Xiaochu, jeunes mariés de Qingdao, qui traitent avec les jumelles grecques Mariana et Sophia. Ambassadrices touristiques de leur pays, ces influenceuses, stars des réseaux sociaux chinois, ont créé à Pékin une société qui, entre autres, promeut les avantages fiscaux de la Grèce.

Désirs de puissance

Entrepreneurs fortunés, jeune couple désireux d’exhiber sa réussite, ouvriers chinois menacés par la modernisation de l’industrie… : de l’extraction à la transformation en passant par le transport, Sean Wang retrace l’odyssée d’un morceau de marbre en s’attachant à des trajectoires individuelles, reflets de la nouvelle cartographie des échanges internationaux, entre désirs de puissance et dépendance, sinisation du monde et Occident fantasmé.

Publié dans Documentaires
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