« Penélope Cruz, les reflets de la passion » dimanche 24 juillet sur ARTE (vidéo)

Mis en ligne par samedi 23 juillet 2022 590
« Penélope Cruz, les reflets de la passion » dimanche 24 juillet sur ARTE (vidéo)

Beauté explosive autant qu’habile stratège, l’actrice s’est bâti une carrière sur mesure, conciliant le star-system hollywoodien et le cinéma d’auteur, le goût de la réussite et l’amour du jeu. Un portrait à découvrir sur ARTE dimanche 24 juillet à 22:55.

"Profitez de sa présence ici car cela ne va pas durer." Lors de la sortie d’En chair et en os, en 1997, Pedro Almodóvar, auquel l’actrice voue une immense admiration et à qui il vient de confier un petit rôle, sent déjà que l’extraordinaire appétit de vie et de réussite de la jeune Penélope Cruz va la mener loin. Issue de la banlieue ouvrière de Madrid, cette passionnée d’art dramatique a mis à profit la discipline héritée de ses années de danse classique.

À 16 ans, elle tourne pour la télévision. À 18, elle triomphe dans Jamón, jamón de Bigas Luna, en fougueuse ingénue, laissant Javier Bardem pantelant de désir – elle l’épousera une quinzaine d’années plus tard après une flopée d’idylles américaines.

Avisée ou bien conseillée, Penélope Cruz évite ensuite de se faire cataloguer en jeune bimbo en acceptant le rôle d’une petite dernière sympathique dans La belle époque de Fernando Trueba (1992). Le succès du film, nommé aux Oscars, la mène à Hollywood où elle décroche des seconds rôles et travaille son anglais d’arrache-pied, tout en continuant à tourner en Espagne. Une époque où les studios sont de plus en plus sensibles aux attentes du public latino, devenu la première minorité du pays, ainsi qu’au renouveau du cinéma espagnol. Le remake d’Ouvre les yeux, rebaptisé Vanilla Sky, la consacre star internationale face à un Tom Cruise conquis.

Glamour à l’espagnole

C’est d’Espagne que viendra le coup de pouce décisif lui permettant de passer du statut d’icône glamour à celui de grande actrice mélodramatique. Pedro Almodóvar, son idole, lui confie enfin le rôle majeur qu’elle attendait dans Volver, qui lui vaut un prix d’interprétation à Cannes. L’oscar (qu’elle dédie à son pays) suivra grâce à Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen, où elle interprète une furie espagnole, stéréotypée, certes, mais inoubliable. Telle une magistrale leçon de carrière, ce film suit la trajectoire d’une star qui a su se nimber du glamour hollywoodien sans renier sa spontanéité latine et trouver l’équilibre entre blockbusters et films d’auteur européens.

Au fil d’un séduisant montage d’archives, d’extraits et de témoignages – ceux de sa biographe, de sa professeure de théâtre et des cinéastes avec lesquels elle a tourné – se dessine le portrait d’une comédienne audacieuse qui a su faire un atout de la passion qui l’anime et qu’elle suscite.

Publié dans Documentaires
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