1950, en pleine guerre froide. Alors que les États-Unis sont saisis par la Red Scare - la « peur rouge », vaste panique anticommuniste -, un couple apparemment sans histoire devient l’ennemi public numéro un.
Julius et Ethel Rosenberg sont arrêtés par le FBI suite au témoignage de David Greenglass, le frère d’Ethel. Une première question hante les esprits : est-ce une sombre querelle familiale, ou la plus grande affaire d’espionnage du siècle ?
Les Rosenberg sont accusés d’avoir comploté au profit de l’URSS et d’avoir livré les secrets de la bombe atomique. Mais si le couple n’a de cesse de clamer son innocence, le procès se clôture par la plus terrible des sentences : la peine de mort.
Dans leur prison, les époux Rosenberg s’échangent des lettres d’amour passionnées, parlent de leurs deux petits garçons et espèrent que le monde va les sauver. Car depuis la sentence, les soutiens arrivent des quatre coins du globe, mais les demandes de grâce sont toutes rejetées. En 1953, les Rosenberg périssent sur la chaise électrique, sans que le doute sur leur culpabilité n’ait été dissipé dans l’opinion.
À travers un corpus d’archives souvent méconnues — au premier rang desquelles les lettres que les époux Rosenberg s’écrivent depuis leur cellule — enrichies d’illustrations animées, le film revisite cette affaire emblématique, en révélant les zones d’ombre du dossier et les mécanismes de la peur collective. Un nouveau regard sur un procès devenu symbole, à la frontière du thriller politique et de la tragédie intime.

































