Mickaël Lumière évoque son rôle dans “Pourquoi je vis”, le biopic sur Grégory Lemarchal (vidéo)

Mis en ligne par mercredi 19 août 2020 1791
Mickaël Lumière évoque son rôle dans “Pourquoi je vis”, le biopic sur Grégory Lemarchal (vidéo)

Treize ans après la disparition de Grégory Lemarchal, emporté par la mucoviscidose le 30 avril 2007, le jeune comédien Mickaël Lumière prend les traits de l’artiste dans le biopic exceptionnel qui retrace sa fulgurante carrière dès son entrée à la « Star Academy », en septembre 2004. « Une responsabilité » pour l’acteur qui souhaite à la fois « faire perdurer la mémoire de l’artiste et servir la cause de l’association ».

Comment avez-vous intégré le casting de « Pourquoi je vis » ?

Le directeur de casting de La Vérité si je mens ! Les débuts m’a appelé et j’ai très rapidement passé des essais avec le réalisateur Laurent Tuel et les producteurs. J’ai interprété deux chansons en play-back (S.O.S. d’un terrien en détresse ; Et maintenant de Gilbert Bécaud) et préparé deux scènes. Trois jours plus tard, je me lançais à corps perdu dans cette aventure ! On m’a souvent fait remarquer ma ressemblance physique avec Grégory Lemarchal. Son histoire m’a marqué et lorsque l’on a pensé à moi pour ce rôle, j’ai trouvé cette coïncidence très troublante. Le rôle décroché, je me suis très vite mis au travail. J’ai tout de suite ressenti beaucoup de joie et de fierté. Interpréter un rôle aussi magnifique est une chance inouïe. J’avais aussi un devoir d’excellence car je voulais rendre hommage de la plus belle façon à cet artiste. J’ai été sur un petit nuage pendant plusieurs jours puis, la pression est venue directement. Incarner une personne qui a existé confère une responsabilité. Il faut respecter la véracité de son histoire. Il y a un devoir de mémoire. Je suis conscient qu’il y a également une grande attente de la part du public car, treize ans après sa disparition, il est toujours là. Voilà pourquoi je me suis investi totalement dans mon rôle pour gommer l’appréhension qui me gagnait dès les premiers jours de tournage.

Vous aviez 8 ans lorsque Grégory Lemarchal a remporté la quatrième édition de la « Star Academy », le 22 décembre 2004. Quels souvenirs gardez-vous de cette époque ?

Je me souviens parfaitement de cette période. La Star Academy faisait partie de mon quotidien. Je rentrais de l’école et suivais l’émission quotidienne avec ma mère et je ne ratais aucun prime time le vendredi soir. J’adorais ce programme ! Depuis que je suis tout petit, j’affectionne le monde du spectacle. J’ai toujours rêvé d’être acteur, de me produire sur scène et je m’identifiais à ces jeunes artistes. La Star Academy m’inspirait.

Comment vous êtes-vous préparé pour votre rôle ?

C’est celui qui m’a demandé le plus d’investissement personnel. J’ai revisionné toutes les émissions de la Star Academy. Je me suis inspiré de sa spontanéité, de sa gestuelle sur scène, de ses expressions, de son humour… Il aimait la vie plus que tout et adorait s’amuser. Grégory dégageait une grande force. Même si sa carrière fut courte, il a marqué les esprits. Il a laissé une véritable empreinte dans le milieu artistique et dans le combat qu’il menait contre la mucoviscidose. Alors que je suis moi-même en train de passer à l’âge adulte, j’essaie de construire une vie qui ait du sens. Je travaille beaucoup sur moi-même pour être le plus droit possible et avoir des valeurs comme en avaient Grégory. Je me retrouve en lui dans sa détermination à concrétiser un rêve d’enfant, lui dans la chanson, moi dans l’acting. Voilà pourquoi je suis parvenu à autant m’identifier à lui. Grâce à l’Association Grégory Lemarchal, j’ai rencontré deux comédiens atteints de la mucoviscidose. Ils m’ont expliqué leur quotidien et leur vision de la vie. Ces conversations m’ont bousculé, mais elles m’ont aidé à représenter la maladie de la façon la plus crédible possible.

A l’image, votre ressemblance avec lui est troublante !

Elle demandait une préparation d’une demi-heure quotidienne. On m’a appliqué un produit sur les cheveux au début du tournage. Cette sorte de lissage brésilien permettait une coupe adéquate. Chaque matin, on repassait un coup de fer, un brushing pour réajuster la chevelure et le tour était joué !

Vous avez fait la connaissance de Laurence et Pierre Lemarchal durant le tournage. Comment s’est déroulée cette rencontre ?

Nous nous sommes rencontrés une semaine après la finalisation du casting et ils se sont montrés très chaleureux à mon égard. Pierre est souvent venu sur le tournage. Il redoutait au début que sa présence me paralyse et m’empêche de jouer, mais au contraire, elle m’a beaucoup aidé. Il m’a raconté beaucoup de choses personnelles pour m’aider à comprendre ce qu’a été la réalité. La majorité des scènes qui se déroulent dans ce téléfilm ont vraiment existé. Je ne pouvais donc pas être plus immergé dans l’histoire. Il a été un précieux guide et je l’en remercie.

Quels ont été vos liens avec Odile Vuillemin et Arnaud Ducret, qui incarnent vos parents à l’écran ?

Tout s’est passé très naturellement. Odile est adorable. Elle m’a traité comme son fils. Avec Arnaud, notre complicité a été très rapide. Il est très drôle ! Ce fut un tournage quasi familial. Tout le monde avait à cœur de bien faire pour produire un beau film. C’est la première fois que je vis un tournage pareil. J’ai été très à l’aise. Laurent Tuel a été un excellent chef d’orchestre. J’ai également adoré jouer aux côtés de Lou Gala qui incarne Leslie, la sœur de Grégory, et de Candice Dufau, qui interprète Karine Ferri. C’était un tournage de rêve !

Quels souvenirs gardez-vous de votre rencontre avec Nikos Aliagas ?

J’ai fait sa connaissance à Paris, aux studios de la Plaine-Saint-Denis, pour le tournage de la finale de la Star Academy. Je me souviendrai toujours de ce moment : nous avons tourné sur un plateau de TF1 devant 500 personnes, à 23h, après l’enregistrement de La chanson secrète. Il y avait 17 caméras, je portais des oreillettes dans lesquelles j’entendais la voix de Nikos qui m’appelait. Ajoutez le public, la musique : dans ma tête, c’est certain, j’étais le 22 décembre 2004 sur le plateau de la Star Academy ! On a fait une seule prise. Je tremblais, j’avais les larmes aux yeux, mais j’étais heureux ! Durant chaque scène, Nikos s’est montré très attentionné et d’une grande bienveillance. Je ne le connaissais pas et pourtant, il m’a fait part de souvenirs personnels. Il était proche de Grégory et il a pris le temps de me raconter ce qu’ils ont partagé ensemble. C’est un sage.

Grégory aimait dire : « Quand on veut, on peut ». Et vous, quel message souhaitez-vous passer à travers votre rôle ?

J’espère vraiment que ce film servira la cause de l’association. Rencontrer des malades m’a beaucoup touché. Je connaissais la mucoviscidose de nom et savais qu’il s’agissait d’une maladie respiratoire dont on peut mourir. Pourtant, j’ignorais à quel point elle nécessitait des soins quotidiens. Si cette fiction peut aider à informer sur cette maladie, à mieux la comprendre et aider à la recherche, je serai comblé. L’Association Grégory Lemarchal fait beaucoup, mais elle a encore et toujours besoin de nous. Je souhaite aussi que ce biopic contribue à faire perdurer la mémoire de Grégory. J’aimerais que les téléspectateurs voient Grégory et non pas un comédien essayant de l’imiter. Si le public y croit, alors le pari sera doublement gagné.

Propos recueillis par Vanessa Vincent, TF1

Le biopic “Pourquoi je vis” sera diffusé lundi 7 septembre à 21:05 sur TF1.

Pour souvenir l'association :

Association Grégory Lemarchal
BP 90 124
73 001 Chambéry Cedex
site internet : www.association-gregorylemarchal.org
Dernière modification le samedi, 05 septembre 2020 13:30
Publié dans Fictions, Interviews