L'histoire en quelques lignes...
Du haut de ses 80 ans, Gabrielle de Miremont, grande bourgeoise, semble inatteignable. Jusqu’à ce matin-là, où un gendarme vient lui annoncer la mort de son fils tant aimé. Le monde s’écroule.
Cet effondrement pourtant, prend racine un mois plus tôt, à la suite d’un article paru dans la presse révélant une affaire de pédophile dans la région…
Note d'intention de Gabriel Aghion, le réalisateur
"Avec « La Maman du bourreau », j’ai souhaité raconter une histoire qui se situe à distance du fait divers, de l’enquête ou du jugement. Ce qui m’a intéressé avant tout, c’est le chemin intérieur d’une femme, confrontée à une vérité qui vient bouleverser non seulement sa vie, mais aussi son identité de mère.
Gabrielle est un personnage de fiction, mais profondément universel. Elle n’est ni héroïne ni coupable : elle est une mère aimante, ancrée dans ses certitudes, qui voit son monde se fissurer. À travers elle, le film explore les zones grises, les silences, les résistances intimes.
Le choix de ce point de vue permet d’aborder un sujet extrêmement sensible avec retenue, en restant au plus près de l’humain. Le film ne prétend pas apporter de réponse, encore moins de solution. Il pose une question vertigineuse, presque impossible à formuler, mais essentielle : comment aimer son enfant lorsque l’innommable surgit ?
La Maman du bourreau, librement adaptée du livre Je suis la maman du bourreau de David Lelait-Helo aux éditions Héloïse d’Ormesson (2022), s’inscrit comme une fiction sociétale et un récit intime, qui invite chaque spectateur à se confronter à ses propres limites, à ses propres certitudes, et à une question que nul ne souhaite avoir à affronter : « Et si c’était mon fils ? »"
Pour cette fiction, Marie-Christine Barrault a reçu le Grand Prix d’interprétation féminine au festival Polar de Cognac 2025.



































