L'histoire en quelques lignes...
Helsinki 1972. Une journaliste qui enquête sur le sort réservé aux juifs en Finlande pendant la Seconde Guerre mondiale part recueillir à Tel-Aviv le témoignage d’Abraham Stiller.
D’abord réticent, le vieil homme consent à replonger dans ses douloureux souvenirs à partir de 1938. Commerçant prospère et influent, il est alors convaincu que la Finlande, malgré sa discrète coopération avec l’Allemagne nazie face à la menace russe, va protéger sa communauté.
Aussi, quand son employée Janka Kollmann et son mari Georg, juifs réfugiés d’Autriche, lui font part de leur désir de fuir vers la Suède, Abraham Stiller les en dissuade, leur assurant que leurs craintes ne sont pas fondées. Il se trompe. Il met alors tout en œuvre pour les sauver de la déportation…
Figure tragique
Adaptée de la biographie d’Abraham Stiller, cette fiction, réalisée par le cinéaste finlandais Klaus Härö, met en lumière un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale : la livraison à la Gestapo des juifs allemands et autrichiens réfugiés en Finlande, lesquels seront déportés après avoir été contraints au travail forcé en Laponie.
Membre respecté de sa communauté dont il est une sorte de guide spirituel à Helsinki, Abraham Stiller, lui-même fils d’immigrés russes qui ont fui les pogroms, leur trouve du travail afin de régulariser leur situation, persuadé que ce statut suffira à les préserver du pire. Mais cet homme d’affaires philanthrope s’illusionne sur la démocratie dans son pays, dont la police d’État se plie avec zèle aux demandes de Berlin. Dévoré de culpabilité, il va s’employer avec l’énergie du désespoir à réparer son erreur et à sauver ces réfugiés, jusqu’à mettre sa vie en danger.
À travers l’hommage à cette figure tragique, un film poignant sur le courage et le pardon.



































