“Reportages découverte” dans le monde merveilleux des plumes, dimanche 16 juin sur TF1

Mis en ligne par samedi 15 juin 2019 1667
“Reportages découverte” dans le monde merveilleux des plumes, dimanche 16 juin sur TF1

Symbole de l’élégance, de la passion, du pouvoir ... La plume fascine. Depuis l’Antiquité, elle fait rêver les hommes. Sur les casques des militaires, elle incarne la puissance et le pouvoir. A la Belle Epoque, elle est considérée comme la parure féminine par excellence. Si en 1900, l’industrie de la plume fait vivre 7 000 personnes à Paris, aujourd’hui, ils ne sont plus qu’une poignée à exercer ce métier d’excellence : plumassier. Une équipe de “Reportages découverte” est allée à la rencontre de ces « doigts d’or » au savoir-faire exceptionnel. Bienvenue dans le monde merveilleux des plumes.

Nelly est maître d’art. C’est la seule plumassière au monde à avoir ce titre d’exception. Un métier qu’elle exerce avec passion depuis plus de 30 ans. « Je suis une dompteuse de plumes, je révèle la beauté du matériau. Une plume c’est toujours beau, c’est toujours une œuvre en soi. Moi j’adore ! ». Pour la première fois, elle va exposer ses œuvres d’art au musée national de Tokyo, l’équivalent du Louvre au Japon. « Je ne sais pas encore ce que je vais faire comme pièce. Là, j’ai un défi à relever c’est sûr. J’ai plus le temps de me tromper. Ça met la pression parce qu’au Japon on reconnait l’excellence d’un travail ». Pour l’artiste c’est le début d’une course contre la montre.

Léa, 16 ans, incarne la relève. Elle étudie dans la seule école en Europe qui forme au métier de plumassier. Elle a deux ans pour apprendre à reproduire ces gestes minutieux qui font la renommée de la profession. « Je n’ai pas envie de me lever plus tard et travailler devant un ordinateur. J’ai toujours voulu faire quelque chose de manuel. Et travailler des plumes d’oiseaux, j’aime vraiment ça ! » Avec sa classe, elle va réaliser un chapeau tout en plume pour tenter de remporter le prix du plus beau chapeau des « catherinettes ». Un concours qui rassemble chaque année une centaine d’élèves des écoles de mode de Paris. « Moi je suis super mauvaise perdante mais sachant qu’on a tout donné, je ne pense pas que je serais déçue ». Si Léa et ses camarades décrochent le premier prix, ce concours pourrait être un tremplin pour leur future carrière.

Yannick lui, transforme les plumes en tenues d’exception. Installé à Montpellier, ce fleuriste s’est découvert une passion pour la plume « Moi, ce qui me plaît c’est la transformation de la matière. C’est de faire en sorte que ça ne ressemble plus à de la plume ». Avec Nicolas, son associé styliste, il vient de recevoir une commande délicate : réaliser une robe de mariée ornée de plumes. Ils ont deux mois pour relever le défi. « Le plus difficile dans ce métier c’est le temps. Le reste on trouve des solutions mais contre le temps on ne peut rien faire ». Yannick va devoir y passer 400 heures au minimum. Un véritable travail d’orfèvre digne de la haute couture. Les difficultés sont nombreuses. Des semaines stressantes se profilent pour le plumassier de Montpellier.

Enfin, Virginie est plumassière sur le camp militaire de Saint-Cyr Coëtquidan. Depuis 1999, c’est elle qui fabrique les plumets de la Garde républicaine. Cette année encore, ils défileront sur les Champs-Elysées aux côtés du Président. « Chaque 14 juillet, je regarde le défilé à la télé et je me dis que ce sont mes plumets, c’est moi qui les ai faits ! ». Virginie est une des dernières en France à perpétuer ce savoir-faire. Chaque commande est un challenge où s’illustre la rigueur militaire. « Le cahier des charges est très précis. Les plumes, leur couleur, leur taille, varient en fonction du grade du militaire ». Autre prestige, c’est elle qui réalise les Casoars des Saint-cyriens, la célèbre coiffe de la future élite de l’armée française. Dans l’ombre, Virginie la plumassière participe à la grande Histoire militaire et à la sauvegarde de notre patrimoine.