“Reportages découverte” en immersion à Grand Central, la gare de New York, ce 20 juillet sur TF1

Mis en ligne par vendredi 19 juillet 2019 1040
“Reportages découverte” en immersion à Grand Central, la gare de New York, ce 20 juillet sur TF1

Avec ses 44 quais, c’est la plus grande gare du monde. Au cœur de New York, Grand Central est une ville dans la ville. Chaque jour près d’un million de personnes traversent le hall de ce décor de cinéma. Un train arrive à Grand Central toutes les trois minutes sur près de 70 voies. Une gare hors du commun, symbole du rêve américain dont nous allons découvrir les coulisses.

C’est Dan qui nous révèlera un à un tous les secrets de ce monument, le 6ème le plus visité au monde. Dan a préparé une visite sur mesure à une famille française. Cette famille c’est celle de Catherine, femme d’affaire expatriée avec son mari et ses trois enfants à New York. Matin et soir, Catherine passe par la gare, elle en a fait sa deuxième maison. Sur eux, veille Jésus, un officier de police en poste à Grand Central depuis 13 ans. Jésus est devenu depuis quelques mois une star. Le policier fait ses premiers pas à l’écran : il joue le rôle d’un inspecteur dans une série américaine à succès. L’autre star de la gare est française : Jacques est un des chocolatiers français les plus célèbres de Manhattan. Il prépare les fêtes de Pâques dans sa boutique de Grand Central. Pour être prêt, il doit terminer des milliers de commandes.

Tous les jours, Dan met ses talents de comédien au service d’un bijou, au milieu de l’immense hall principal de Grand Central. « Il y a un vrai bijou dans ce hall. Est-ce qu’il est protégé ? Est-ce que la police l’a mis sous clé ? Pas du tout ! Il est là bien en évidence ! Et pour vous prouver à quel point les New Yorkais sont honnêtes, personne ne l’a encore dérobé! Regardez cette horloge : chaque cadran a été fabriqué en pierres précieuses, en opale. Elle vaut entre 10 et 12 millions de dollars… ». À chaque visite, Dan s’attache à trouver des anecdotes sur mesure pour capter l’attention de son auditoire. Il réserve ainsi une visite exceptionnelle à une famille française. « C’est comme si je me produisais sur scène. Les gens visitent la gare comme ça… Mais avec moi, on la voit prendre vie ! ».

Une vie rythmée par le flux incessant de milliers de voyageurs. Près de 100.000 personnes passent par la gare aux heures de pointe. Parmi eux, Catherine travaille tout près de Grand Central. Mutée il y a deux ans, Catherine a obtenu un poste de direction dans un grand groupe français à New York. La gare lui permet de gagner du temps : elle y a ses habitudes. Chaque semaine Catherine fait ses courses à Grand Central, y joue au tennis, y rejoint ses amis pour diner sous la célèbre voûte constellée de 2.500 étoiles. « À Grand Central on peut tout trouver. Voilà c’est comme l’Amérique… tout y est possible! »

Tout est possible à Grand Central, tant que tout est sous contrôle. Pour cela, l’officier Jésus Cortez veille sur le flot continu de voyageurs. « Le plus important est que tout reste en mouvement. On ne veut pas que les voyageurs s’agglutinent. Si y a un problème avec un train, on veut que les gens puissent continuer à avancer, que ce soit fluide un peu comme de l’eau… » Jésus travaille ici depuis 13 ans. Avant d’entrer dans la police, il a officié 13 ans dans les Marines. Il a été envoyé en Irak et en Afghanistan. Mais depuis quelques semaines, l’officier Cortez est parfois interrompu dans sa ronde par… des fans. Le policier joue dans une série télévisée américaine. Il espère bientôt prendre sa retraite pour se consacrer tout entier à cette nouvelle carrière : « Parfois on me parle de ma carrière dans les Marines, ou à la gare. On me dit que je suis un héros… Mais j’aimerais bien aussi être un héros au cinéma, croire que tout est possible : sauter des immeubles, attraper des méchants ! »

L’autre star de la gare a animé pendant plus de 15 ans sa propre émission à la télévision. Originaire de Bandol, Jacques a fait ses armes en pâtisserie au Negresco à Nice, avant d’être décoré du titre de Meilleur ouvrier de France en 1986. Installé aux Etats-Unis depuis 28 ans, le chocolatier est à la tête d’un empire de neuf boutiques. Mais pour un commerçant à New York, avoir pignon sur rue à Grand Central représente le graal. « Qu’il pleuve, qu’il neige, on est à l’intérieur donc y a toujours du monde qui passe. Les New Yorkais doivent rentrer chez eux donc ils doivent passer devant le magasin. Et puis, ce sont des gens qui ont de l’argent. Ils vivent dans le nord de New York, dans le Connecticut ! Donc je pense que c’est pour ça que les magasins ont autant de succès ici ! ». Sous ses airs décontractés, Jacques est plutôt nerveux. Les fêtes de Pâques sont sur le point de commencer et elles représentent un quart de ses ventes. « Il y a de la pression. Faut qu’on ait assez de produits. Nous sommes presque prêts. Il nous reste que quelques kilos à faire et maintenant ce qu’on fait c’est de belles choses et de belles présentations. » En habile business man, Jacques a déniché un vieil entrepôt à quelques encablures de la gare qu’il a transformé en chocolaterie. Les employés de Jacques n’ont plus que quelques heures pour terminer les commandes. Au total, ce sont plus de 5 tonnes de chocolats qui doivent être moulés à la main !