“Reportages découverte” : « Les bricoleurs de l’extrême », dimanche 10 novembre sur TF1

Mis en ligne par samedi 9 novembre 2019 4425
“Reportages découverte” : « Les bricoleurs de l’extrême », dimanche 10 novembre sur TF1

Le bricolage est un loisir à la mode, mais certains passionnés ont décidé d’aller résolument plus loin que le simple petit coup de pinceau ou de marteau du dimanche, devenant d’incroyables « bricoleurs de l’extrême ». Au fond de leur garage et avec les moyens du bord, ils se lancent dans des projets fous ; difficultés techniques, manque de temps ou budgets limités, leur chemin est parfois plus compliqué qu’ils ne le laissent entendre, mais ils font tout pour mener à bien leur projet et tenter d’atteindre leur rêve insensé.

Ainsi, Aurélien, Passionné depuis toujours par le sport automobile, qui a transformé le garage de sa maison de Picardie en paddock de circuit. Il est en train de mettre sur roues ce qu’on appelle dans le jargon une « barquette », un prototype de voiture d’endurance, qui se rapproche de celles que l’on peut voir dans sa course préférée, Les 24 heures du Mans.
« Mon vrai métier est technicien de maintenance, cela n’a rien à voir avec l’automobile, mais c’est ma passion depuis tout petit. Je récupère des pièces à droite et à gauche pour construite ma propre voiture de A à Z. »
Cette passion, c’est son père qui lui a transmise. Il construisait lui-même des « buggys », véhicules légers tout-terrain, dans la cave de la maison familiale et participait à des courses, bien avant la naissance d’Aurélien.
« Dès l’âge de dix ou douze ans, je bricolais avec mon père », commente Aurélien en montrant l’album photo familial. Ce grand gaillard tranquille a encore du travail pour terminer son bolide : soudure sur le châssis, réalisation du faisceau électrique, mais surtout opérations sur le moteur et fabrication de la carrosserie en fibre de verre. Ensuite, il lui restera, après les premiers tests de roulage, à obtenir l’homologation. Un sésame indispensable avant de réaliser une nouvelle fois son rêve : gagner une course au volant de son bolide fait-maison.

La deuxième rencontre insolite de ce reportage commence dans la chambre de Mathieu, qui à vingt-quatre ans, vit toujours chez ses parents à Troyes, dans l’Aube ; tout son matériel d’électronique, accumulé depuis son plus jeune âge, prend de la place dans la maison familiale, de sa chambre jusqu’au garage. Mathieu passe son temps a fabriquer des prototypes de toute sorte : « J’ai déjà réalisé une voiture miniature radioguidée avec caméra embarquée et casque de réalité virtuelle pour la conduire ». Et il a surtout un grand projet : construire un robot. Dénommé Kazirobo, c’est un immense « exosquelette » de trois mètres de haut.
« Je n’ai pas fait de grandes études mais je suis tellement passionné d’électronique et d’automatisme que je passe mon temps à inventer des petites machines ». Il est allé chercher de l’aide auprès d’un ami bien plus âgé que lui, Pascualito. Ensemble, ils vont mettre en œuvre la structure du robot : soudure, peinture, électricité, Mathieu déborde d’ingéniosité. Il a bon espoir que son projet de robot aboutisse. Et il a déjà une idée de ce à quoi Kazirobo pourra servir. Ce sera un robot de spectacle. Nous suivons cet étonnant bricoleur depuis la fabrication, la mise au point, jusqu’à la présentation au public de sa créature.

Chacun son truc, chacun son projet fou. Michael, lui, s’est lancé dans la transformation d’un immense château d’eau de quarante mètres de hauteur en… maison de campagne ! Comment une telle idée saugrenue a-t-elle pu germer dans l’esprit de ce bricoleur hors pair qui n’a peur de rien ? « J’imaginais plutôt rénover une vielle chapelle ou un château… » Or, l’opportunité s’est présentée, sans prévenir. Sa commune de Daon, en Mayenne, plutôt que de dépenser une somme importante pour démolir le château d’eau, a préféré le mettre en vente. Et voilà comment pour quelques milliers d’euros, Michael en est devenu propriétaire. Il s’est donc lancé dans un projet farfelu, celui de rénover l’édifice et en faire une sorte de maison secondaire extraordinaire. Avec notamment une grande pièce circulaire tout en haut, dans le réservoir, avec vue panoramique sur l’ensemble de la campagne environnante. « Oui c’est un gros chantier, mais moi je trouve que ça n’avance pas assez vite ! ». Michael y consacre une bonne partie de son temps, au grand désespoir de son épouse qui frémit à l’idée de le voir se tenir au bord du vide, à quarante mètres de hauteur, pour installer un balcon au sommet de son château d’eau.

L’autre portrait étonnant de ces bricoleurs de l’impossible est celui d’une femme, Joanne. Rien ne la prédisposait cette infirmière à devenir bricoleuse, mais la passion des avions qu’elle partage avec son mari Yannick l’a mise dans le grand bain. Ils ont, ni plus ni moins, décidé de construire un avion biplan, réplique d’un modèle du temps des faucheurs de marguerites au début du vingtième siècle. Ils ont d’abord déniché la carcasse d’un coucou qui traînait dans un garage depuis des lustres et se sont lancés dans le chantier quasi-impossible de le refaire voler. « On y va peu à peu, j’apprends au fur et à mesure. Le plus difficile pour moi était de me lancer dans la mécanique, mais mon mari est un bon prof », explique Joanne. Un week-end sur deux, cette infirmière met la main à la pâte : les ailes, le train d’atterrissage, le moteur, le circuit électrique. Miracle, cette réplique d’un modèle de 1907 va prendre son envol…