“Grands Reportages” : addictions aux jeux « Demain jarrête ! », samedi 4 janvier sur TF1

Mis en ligne par jeudi 2 janvier 2020 1681
“Grands Reportages” : addictions aux jeux « Demain jarrête ! », samedi 4 janvier sur TF1

En apparence, ils sont comme monsieur et madame tout le monde. Et pourtant, Ils sont dépendants. Mais ici, pas de drogue ni d’alcool. Leur dépendance est invisible, elle est « sans produits » : liée aux achats, aux jeux, aux écrans ou encore au sport. Et, comme pour toute dépendance, ils ne contrôlent plus leur « consommation». Pendant plus d’un an, une équipe de “Grands Reportages” a suivi le combat de Remo, Marie, Olivier et Robert. Entre les crises de manque devant une table de roulette de jeux, l’envie de guérir pour faire moins de sport, l’incapacité de se promener dans une rue commerçante sans acheter et l’espoir de réussite d’une « digital detox ».

Toutes les journées de Remo commencent par 1H de sport. Dès 6 heures du matin, seul dans l’immense piscine du Verney à Genève en Suisse, il nage ! « Je ne peux pas me dire que je nagerai plus tard, sinon toute la journée je ne vais penser qu’à ça ! » C’est comme une drogue. Remo dit même qu’il doit « faire une dose ». Grammaire empruntée aux toxicomanes. Il pratique 5 heures de sport par jour. Après la natation, il enchaîne sur une machine qui est un escalator sans fin. « Je grimpe trois fois l’Empire State Building, plus c’est dur et plus je suis content ». Sauf que cette dépendance est une souffrance. Même fatigué, au bord de l’épuisement, il court, nage, grimpe. « Quelquefois, je me dis que je ne tiendrai pas mais c’est bon. J’attends la blessure pour ça s’arrête mais elle ne vient pas ! ». Remo a décidé de se faire soigner dans une clinique spécialisée. La clinique Belmont dirigée par Sophie Nicole. Elle confirme que la dépendance a toujours les mêmes effets. Qu’il y ait ou pas un produit, le dépendant ne peut pas s’arrêter seul, sans aide.

Robert, lui, vit depuis des années avec une très forte dépendance aux jeux. La roulette est sa drogue. « Dans un casino, je peux jouer des sommes énormes. 15000, 20000 euros ! De toutes façons je me dis que je vais être plus fort que le casino ». Il a déjà réussi à arrêter notamment lorsqu’il a tout perdu il y a 10 ans. « J’ai perdu mon entreprise, j’ai dû vendre ma maison… » Mais le jeu est toujours plus fort. Désormais, il joue sur Internet. Devant son écran, chez lui, il joue 500 euros. « Là je gagne, je fais quoi ? Je continue ? Je viens de gagner 1500 euros en 3 minutes ! » Remo hésite encore un peu et il joue une dernière fois. Raté, il perd tout ! « Je me dégoûte ! » Sa femme le soutient. Il a recréé une entreprise dans le bâtiment mais à peine au travail, il a envie de jouer. Un calvaire !

Marie aussi vit un calvaire même si elle suit une thérapie. Elle est victime d’achats compulsifs. Les vitrines, les lumières, les affiches, les promos. Tout est tentant et elle a du mal à résister. Acheter pour mieux regretter après car ses achats ont peu d’utilité « c’est des babioles, des coques de téléphones portables, des vêtements… » Chez elle, ses armoires sont pleines de tous ces objets dont elle ne se sert plus. « C’est une euphorie. J’en tremble quelquefois ! » Elle est placée sous curatelle pour mieux gérer son argent. Et elle cache du liquide dans un petit coffre fermé. Elle n‘a pas la clef « Sinon, je dépenserais tout ! » confie-t-elle. « On ne peut pas se rendre compte de ce que c’est quand on ne le vit pas. Les gens me disent que je suis juste dépensière mais c’est pire que ça. C’est une maladie »

Enfin, nous allons accompagner Olivier dans le Bordelais. Au château de la Gravière, cet addict aux écrans va faire « une digitale detox ». Comme pour les détox alimentaires, il s’agit de se couper complétement de son ordinateur et son téléphone portable. Deux jours sans écrans pour retrouver d’autres sensations et apprendre à vivre sans… Olivier passe tout son temps sur les écrans et il s’est petit à petit désocialisé.

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