Grands Reportages : « Nouveau métier, nouvelle vie », dimanche 19 janvier sur TF1

Mis en ligne par samedi 18 janvier 2020 1610
Grands Reportages : « Nouveau métier, nouvelle vie », dimanche 19 janvier sur TF1

Aujourd'hui, 7 travailleurs sur 10 disent vouloir changer de métier. Conditions de travail qui évoluent, métiers qui se déshumanisent, ou tout simplement envie d’être à son compte, de vivre de sa passion ou de se sentir utile... les motivations sont multiples. Mais quitter un salaire confortable, bousculer sa vie de famille et reprendre le chemin de l'école, en découragent plus d'un. Pendant un an, une équipe de “Grands Reportages” a suivi 5 courageux qui ont osé franchir le pas.

Les deux amis d'enfance Benjamin et Roland font partie de ces trentenaires en quête de sens. Ces deux consultants, diplômés de grandes écoles de commerce, avaient une carrière toute tracée devant eux, bonne rémunération et statut social à la clé. Mais après 3 ans de CDI, ils ont préféré tout plaquer. Leur rêve ? devenir artisan boucher et avoir un commerce de proximité. Un métier plus concret à leurs yeux. Deux ans de formation plus tard et un CAP en poche, ils vont concrétiser leur projet de reconversion en ouvrant leur propre boucherie : « On avait envie d’être commerçants, de travailler de nos mains, de redonner un sens à ce que l’on fait ».

Stéphane, 48 ans, a lui fait carrière à l'hôpital sans se poser de question. Depuis l'âge de 20 ans, il est aide-soignant et ambulancier aux urgences de l'hôpital de Lorient. Mais après 28 ans de bons et loyaux services, Stéphane a décidé de rendre sa blouse. Il se sent enfin prêt à exercer le métier de ses rêves, celui de marin-pêcheur : « Depuis tout petit je les vois partir en mer, les hommes avec leur ciré jaune m’ont toujours fait rêver ». Quitte à bousculer son quotidien et ses repères. Car Stéphane va repartir de zéro en retournant sur les bancs du lycée ! Il devra se familiariser avec un tout nouveau jargon, de nouveaux outils de travail jusqu'à... sa toute première sortie en haute mer.

Pour Aude, 31 ans, changer de métier est devenu vital. Mécanicienne et agent de maintenance à la RATP depuis 12 ans, cette jeune maman a fait un burn-out à cause de ses conditions de travail, devenues trop difficiles. Pour sa santé et son épanouissement personnel, Aude est déterminée à vivre de sa passion : la création de costumes. Pour cela, la couturière autodidacte s'est inscrite à une formation pour devenir costumière professionnelle. Elle a 6 mois pour créer un costume exceptionnel en un temps record et réussir son stage chez un corsetier Meilleur Ouvrier de France très exigeant : « plus l’examen approche, plus je doute, je ne sais pas si j’ai fait le bon choix, c’est risqué surtout avec un enfant en bas âge ».

Enfin, Rita est une pianiste de renommée internationale. Mais pour consacrer du temps à son fils de 3 ans, elle a mis un terme à sa carrière pourtant en pleine ascension. Les voyages à répétition, le stress quotidien de la scène et les entraînements intensifs étaient incompatibles avec sa vie de famille et de maman. L'artiste veut désormais faire autre chose de ses dix doigts et s'exprimer dans un autre art : la pâtisserie, son deuxième amour : « ici, je maltraite mes mains comme jamais… Je ne faisais rien qui puisse les abîmer, ni ski, ni utilisation de couteau… Maintenant c’est tout le contraire ». Depuis 5 mois, elle suit une formation intensive à l'école Lenôtre. Pour obtenir son diplôme et espérer ouvrir un jour sa boutique, Rita doit passer un examen particulièrement éprouvant : 48h d'épreuves face à un jury de pâtissiers de renom.