“Reportages découverte” : « La gastronomie s'installe dans la rue », samedi 25 janvier sur TF1

Mis en ligne par vendredi 24 janvier 2020 1257
“Reportages découverte” : « La gastronomie s'installe dans la rue », samedi 25 janvier sur TF1

Depuis 5 ans, partout en France, les « food trucks » poussent comme des champignons. Ils seraient plus de 800 camions à sillonner la France. Si transformer un camion, un fourgon ou encore un bus en cuisine mobile parait simple, la moitié de ceux qui tentent l’aventure éteignent pourtant leurs fourneaux au bout d’un an. Entre rêve et désillusion, une équipe de “Reportages découverte” a suivi pendant plusieurs mois l'aventure de 4 chefs qui ont pris leurs quartiers dans la rue. Enquête sur un phénomène culinaire en pleine explosion.

Stéphanie et Sariaka sont deux sœurs. Elles ont quitté leur travail à Toulouse pour se lancer dans l'aventure d'un food truck aux saveurs malgaches. Pour se différencier, elles misent tout sur leur cuisine venue d’ailleurs. « Notre cuisine a beaucoup d'influences africaines, asiatiques, indiennes, c'est un mélange. » Les filles n’ont aucune formation culinaire si ce n’est les recettes traditionnelles transmises par leur maman, Vohangy. Et après seulement 5 mois d’exercices, elles s’apprêtent à concourir au prix du meilleur food truck de France… « On a confiance en nous. On s’est donné les moyens d’arriver en première position. On verra bien ce que le jury pense de nous. »

Bagels à New York, frites à Bruxelles, soupes à Tokyo : la cuisine de rue a ses traditions dans le monde entier. Julien, lui, prend le contrepied en exportant les crêpes bretonnes… aux Philippines ! Un pays qui ne connait pas cette spécialité. C'est sa femme Rebecca, originaire de là-bas, qui l'a convaincu d'y ouvrir un food truck Français. Mais Julien est loin d’imaginer les difficultés qui l’attendent sur place. « On joue un peu notre vie, on ne peut pas se planter. C’est l’inconnu, on ne sait pas s’ils vont aimer les crêpes ou pas. Forcément ce sera dur au début...Mais, par amour pour Rebecca, je suis prêt à tout, à conquérir le monde. »

Dans l’univers des food-truckers, Tom, le breton, est un original. Il y a quelques années, il a transformé un des célèbres bus rouge londonien en restaurant et y a même aménagé à l’étage une salle pouvant accueillir 32 couverts. Depuis 5 ans, il s’est construit une belle notoriété à Lorient avec son fish’n’chips. Face à ce succès, il s’apprête à lancer un second food-truck : un bus scolaire jaune, venu de New York. Avec celui-ci, il a une stratégie : s’implanter dans les festivals. Mais il va vite réaliser qu’il est loin d’être le seul à avoir eu cette bonne idée. « Il faut réussir à maintenir l’activité du bus rouge, tout en développant une activité parallèle. Ca demande de gros investissements, il y a de gros enjeux financiers. On ne peut pas se permettre de prendre un bouillon. » Pourtant, le 1er festival auquel il va participer, ne lui réservera pas de bonnes surprises…

Enfin, la cuisine de rue atteint un tel succès que même les chefs étoilés veulent s’y frotter. Antonin Bonnet, une étoile au guide Michelin, participe pour la première fois à la plus grande cantine de rue de Paris, le food market de Belleville. Un jeudi par mois, installés à même la rue, des restaurateurs proposent sur leurs étals des plats aux saveurs du monde entier : chinoises, mexicaines, italiennes ou encore françaises… Le chef Bonnet, lui, a choisi de cuisiner des hotdogs haute couture. Mais produire 300 hotdogs gastronomiques à moins de 10 euros va lui donner du fil à retordre. « Cette expérience permet de rester vivant, de rentrer au contact d’une autre clientèle. Montrer que certains éléments qu’on utilise ici dans un restaurant haut de gamme peuvent-être utilisés dans d'autres recettes de manière un peu plus humble. On va être bien dans la rue ! ».