“Reportages découverte” : « Les secrets du beau Danube bleu », dimanche 23 février sur TF1

Mis en ligne par vendredi 21 février 2020 1431
“Reportages découverte” : « Les secrets du beau Danube bleu », dimanche 23 février sur TF1

Plus qu’un fleuve, le Danube est un mythe. Sa simple évocation fait rêver et nous rappelle la valse de Johann Strauss « Le beau Danube bleu ». C’est aussi le plus long fleuve d’Europe après la Volga. Il s’écoule sur près de 3000 kilomètres, en serpentant à travers 10 pays de l’Europe centrale : Allemagne et Autriche tout d’abord, puis au cœur de l’ancien bloc communiste en Slovaquie, Hongrie, Croatie, Serbie, Roumanie, Bulgarie, Moldavie et Ukraine. Il termine sa course en se jetant dans la Mer Noire après avoir formé un splendide delta de 5000 km2, inscrit au patrimoine de l’Unesco tant sa biodiversité est unique au monde. “Reportages découverte” vous emmène ce dimanche 23 février au fil du Danube, découvrir son peuple emblématique, son patrimoine somptueux, ses paysages mystérieux, sans oublier son côté plus sombre : accidents et naufrages, régions en difficulté économique, raréfaction des poissons, contrebande... Un voyage inoubliable et plein d’émotions fortes.

En Slovaquie, Bruno est amoureux du Danube. Il est d’origine auvergnate et vit à Bratislava depuis une vingtaine d’années. Cet été, il a un rêve : fêter ses 50 ans sur les berges du fleuve. Il va le parcourir en bateau en quête d’un lieu de réception. Il en profite pour nous montrer combien le Danube est désormais le nouvel attrait de la ville. C’est un peu les Champs-Elysées : « Tout le monde veut être proche du Danube et ça se construit partout. Des restaurants, des centres commerciaux et de nombreux projets immobiliers avec appartements en hauteur pour avoir vue sur le fleuve. On regarde l’eau, on se sent bien ! ». Bruno ne sait pas que Natalia, son épouse, prépare en secret une surprise pour son anniversaire : la même pièce montée que celle de leur mariage il y a 13 ans...

En Hongrie, le Danube est en deuil depuis le naufrage d’un bateau de touristes à Budapest, il y a quelques mois. Sandor, un secouriste, était présent lors du drame. Il nous raconte cette funeste soirée où il y a eu 28 morts. « Le bateau a coulé en 7 secondes, seulement 7 secondes. Pour éviter que ça se reproduise, j’aimerais installer une nouvelle flotte de bateaux de sauvetage ultra rapides. » Pour cela, il va effectuer des tests de vitesse, en espérant convaincre les autorités...

Nous irons aussi à la rencontre d’Anna, la fille de Janos, le gardien du Pont des Chaines, un des joyaux de Budapest. « Ce pont entier est une boite à bijoux, malheureusement les incivilités des touristes sont nombreuses, comme ces cadenas qu’ils accrochent partout… C’est grave, ils bouchent les rigoles. » S’il pleut, le pont devient une pataugeoire, très risquée pour les passants et automobilistes. Janos va devoir intervenir… Il aimerait aussi que sa fille reprenne le flambeau, mais la jeune femme de 23 ans n’est pas encore certaine de vouloir devenir la prochaine gardienne du pont. Suspense, elle va bientôt annoncer à son père sa décision…

En Serbie, à Belgrade, le Danube est particulièrement tumultueux. Il ne laisse aucune chance à ceux qui tombent dedans. A l’est de la ville, le Pont Pancevo est tristement connu pour ses candidats au suicide… Ces dernières années, une trentaine de désespérés se sont jetés dans le fleuve, mais un homme les a tous sauvés : Renato, devenu le héros national. Son restaurant est situé au pied du pont. Dès qu’il voit quelqu’un se jeter dans le fleuve, il se précipite en bateau pour le sauver : « Je l’attrape par les mains, les jambes, les vêtements et je remonte la personne sur ma barque comme je peux, et ensuite j’appelle les secours. Je ressens de l’adrénaline, j’ai la sensation que mon cœur va exploser. » Des situations périlleuses que connait aussi bien la Police fluviale de Belgrade, qui surveille le fleuve jour et nuit, notamment pour lutter contre les trafiquants. Cet après-midi, la brigade découvre un cargo abandonné, très suspect… « On va regarder s’il n’y a pas des migrants ou des contrebandiers qui se cachent… » Et ils vont faire une incroyable découverte…

En Bulgarie, le Danube longe le nord du pays, en grande difficulté économique. Partout, des rives laissées à l’abandon et des sites industriels vétustes, témoins du passé communiste. La petite ville de Roussé aimerait profiter du Danube pour s’en sortir, en développant notamment les croisières. Ce rôle a été confié à Zlatomira, responsable du port. Elle est chargée d’accueillir les passagers et leur faire visiter la ville qui est ravissante. Le port et les quais sont en revanche dans les gravas : « Cela donne une mauvaise image du pays. Quand les passagers débarquent, ils ne peuvent pas se rendre compte que Roussé est une belle ville. » Zlatomira se démène pour conquérir les passagers et leur transmettre l’authenticité de la Bulgarie. Mais pas de chance ce jour-là, un accident de navigation sur le Danube va compromettre les plans de Zlatomira. Elle va devoir faire bonne figure et trouver une solution en urgence…

Enfin en Roumanie, le Delta du Danube et son atmosphère mystérieuse intriguent Albane et Laurent, un tandem d’archéologues français du CNRS, qui fouillent avec l’aide d’une équipe roumaine. Depuis une dizaine d’années, ils sont sur les traces d’une famille qui habitait dans le delta il y a 6300 ans… Ils ont déjà découvert sa maison. Cet été, ils vont faire une autre découverte inouïe : une vertèbre de poisson. « Elle date du 5ème millénaire. Il faut qu’on fasse des analyses scientifiques... » Celles-ci vont en dire long sur une espèce de poisson présente dans le Danube au Néolithique… En matière de peuple ancestral, nous irons à la rencontre de Ivan et Elisabeta. Ce sont des Lipovènes, le dernier peuple du Danube. Une communauté aux modes de vie très archaïques, qui vit de la pêche. Malheureusement il y a de moins en moins de poissons, en raison de la surpêche et du dérèglement climatique… « Tout a été détruit, tout. Je pense que l’avenir sera tragique pour nous, très tragique. » Malgré tout, Ivan n’abandonne pas : « J’ai la pêche dans le sang. Je continuerai jusqu’à ma mort. »